mercredi, décembre 26, 2007

L’année 2007 sur « elleestfollecellela »


Chers visiteurs, je vous adore !
Par contre je m’étonne encore de ce qui vous attire ici 8-O)

Un petit résumé de mes afficionados..
7217 visites, 1658 visiteurs, 14282 pages vues, 3 minutes en moyenne.

Venant de 45 pays, voyons cela pour rêver un peu… France, Canada, Suisse, EU, Sénégal, Belgique, Espagne, Angleterre , Chine, Luxembourg, Maroc, Italie, Allemagne, Koweït, Portugal, Australie, Algérie, Taiwan, Pays Bas, Argentine, Mexique, Singapour, Hongrie, Malaisie, Roumanie, Brésil, Norvège, Danemark, Turquie, Burkina Faso, Thaïlande...

Mots clés:
Soit on me recherche directement "elleestfollecellela" ou "tili"
Soit on tombe sur moi par les quelques rares articles utiles ou liés à ma profession que j’ai daigné écrire… ex : « b d p q 6 9 » ou « écriture enfant » ou « stérilet chimique libido » ou « stérilet hormonal » ou « neuropsy » ou « vieux »….
Viennent ensuite les amateurs de cuisine avec « poulet yassa » ou « pisse mémé »

Ensuite, cela devient plus flou… « loi d’émigration de gouvernement française », » blog erotique » (7 fois quand même !)…
Et enfin viennent des demandes nettement moins conventionnelles mais on le sait tous que c’est ce qui se demande le plus sur internet, alors voilà, on me trouve avec :
minijupe, rhume et anesthésie, blog chèvres, blog gouines, blog érotique, bonheur préfabriqué de notre société, concours seins nus, gants boliviens etc…

Je vous adore tous mes chers lecteurs, même ceux qui arrivent ici par des recherches libidineuses, dommage que ces derniers fuient immédiatement au vu du peu de plaisirs de la chair que je daigne offrir à mes visiteurs.

Je vous souhaites à toutes et à tous de merveilleuses fêtes de fin d’année et bien sûr une excellente année 2008 !
Et puisque vous passez par là et avez même lu ce post jusqu’au bout, laissez moi donc un petit mot…

samedi, décembre 22, 2007

JOYEUSES FETES


Je vous souhaites à tous et à toutes de merveilleuses fêtes de fin d’année entourés de tous ceux que vous aimez et qui vous aiment.
Ici c’est l’euphorie, les 4 grands parents des mes 3 loustics seront là pour Noël, du jamais vu, ça va être la méga fiesta alors on partage avec vous cette super bonne humeur, en voilà un grand bol !.

GROS BISOUS
Tili

jeudi, décembre 20, 2007

J-1,2,3,4,5- Le séjours à l’hôpital

Dimanche 16 décembre 2007… J’ai du réfléchir pour écrire la date, à l’hôpital, les repères temporels se font flous.
L’infirmier vient de me faire les soins de ma cicatrice, il m’à aussi apporté une prothèse en Daflon pour glisser dans mon soutien gorge ainsi que de la documentation offerte par une association « vivre comme avant ».
Tout le personnel de cette unité est incroyablement gentil.
Il règne un calme impressionnant entrecoupé par les passages du personnel soignant, du ménage… La télé est en panne et une bonne partie des malades sont sortie, les entrées ne se font que le dimanche après-midi pour les opérations du lundi matin.
Ah, l’interne vient de passer, le redon continue de donner (ça saigne) donc il ne va toujours pas me laisser sortir. Il m’explique que je vais continuer à être en arrêt maladie jusqu’au prochain rendez vous et ensuite on verra.
C’est encore une sensation étrange, est-ce que mon esprit continue de nier ? Mais ce terme « d’arrêt maladie » me fait peur et envie en même temps.
Il me fait peur car malgré tout ce qui vient d’arriver, la mastectomie, l’hôpital, mon sang qui coule dans cette bouteille, la fatigue, la douleur, l’annonce des traitements probables en particulier la radiothérapie, malgré tout cela eh bien je ne me sens pas malade et il me fait envie car j’ai désespérément besoin d’accepter d’être malade et de pouvoir aussi planifier les mois qui arrivent…
Intellectuellement pourtant je comprends tout ce qui m’arrive et ce que cela implique pour mon avenir, c’est un cancer, sans ces traitements et l’ablation de mon sein en premier lieu cette maladie m’aurait tuée. Il faut à présent essayer de détruire la moindre cellule cancéreuse pour garantir une rémission et le terme de « guérison » ne sera pas employé avant 5 ans au moins… Mon intellect l’entends mais mes émotions prennent les chemins de traverse. Qu’est ce que je ressent ?
- Une immense joie d’être en vie ! Une joie euphorique, un amour débordant pour ma famille au sens large, mes amis et tous ceux qui m’entourent.
- Un fort sentiment de reconnaissance pour ces personnes qui me soignent, du chirurgien à la femme de ménage en passant par l’anesthésiste, les infirmières et infirmiers, l’interne, l’externe, les aides soignantes, les élèves, les volontaires des associations et aussi tous ceux, et ils sont nombreux, qui m’ont aidée de leurs encouragements. Depuis que je suis dans cette chambre j’ai apprécié la valeur de ce sourire dont m’ont gratifié tous ceux qui y ont pénétré.
- Une envie profonde de changer ma vie, celle de mon Chum et des enfants, de nous apporter plus de joies, d’être le soleil qui brille pour eux, d’éteindre mon stress et celui de mes proches, d’offrir du temps à mon chéri, pour lui et pour nous. J’ai très peur que mon Chum ne finisse par tomber malade, avec tous ce stress, je me sens coupable de cela.
- Est ce que j’ai peur ?
C’est là où le bat blesse, je SAIS que j’ai peur mais cette peur ne s’exprime pas et je reste éveillée la nuit avec une angoisse qui n’arrive pas à trouver son objet. C’est un sentiment très étrange, je reconnais cette peur mais ne la ressent pas. Je me sens lâche car je pense que cela signifie que je n’arrives pas à affronter cette peur. Mais… je me fais aussi confiance, j’ai ce sentiment que cela viendra et que j’y ferai face, oui, j’ai cette prétention et je souhaite qu’elle s’avérera juste.

mercredi, décembre 19, 2007

Ils se sont trompés de côté !


Hier soir, j’admirais avec mon Chum adoré mon nouveau buste d’Amazone. J’essaye de voir si effectivement cette nouvelle situation rends le tir à l’arc plus aisé. Donc devant mon homme et le grand miroir, je m’entraîne fictivement en tendant un arc, main de droite tirant la corde…
Mon Chum me fait remarquer que le côté pratique pour tendre la corde devrait être le gauche là… Mais non, dis je, je suis droitière, c’est avec la main droite que je tends une corde.
Alors l’amour de ma vie s’exclame :
« Putain merde, ils se sont trompés de côté ! »

Nous avons éclaté de rire ! ! !

mardi, décembre 18, 2007

J-0 l’opération

Je me suis levée ce matin là. J’ai pris une douche, je me suis longuement regardée dans le miroir de la salle de bain. J’ai touché ce sein que l’on va m’ôter pour toujours, ce physique qui va disparaître. Je n’ai pas pleuré, les émotions se sont enfuies ce jour là et à ce jour elles ne sont pas revenues. Je me concentre sur l’essentiel. Je veux vivre. La question la plus angoissante c’est de savoir si les ganglions sont atteints, s’il y a un risque que le cancer se soit propagé ailleurs. Si les ganglions sentinelles semblent atteints alors on me fera un curetage ganglionnaire, avec tous les risques de handicap que cela comporte et surtout s’ouvrira la question de l’atteinte des autres organes. J’ai très peur de cela. Jusqu’à présent les mauvaises nouvelles sont allées crescendo jusqu’où cela va t-il s’arrêter ? Je sais de quoi j’ai peur, ce n’est pas de souffrir, ce n’est pas de perdre un sein, c’est de mourir, de laisser mes enfants petits sans maman, cette pensée me terrifie. Je l’ai dit au chirurgien je le lui ai même écrit, ce que je veux, c’est vivre, c’est voir grandir mes enfants…
Je voudrais voir le chirurgien avant… C’est important pour moi, je veux lui demander s’il va regarder l’autre côté, et humainement j’ai besoin de le voir tout simplement, je ne suis pas un jambon… Il me faudra le réclamer sans cesse, finalement je ne le verrai que sur la table d’opération où j’arriverai réveillée, car devant mon insistance pour parler au chirurgien avant (et en pleine possession de ma tête) les infirmier(es) vont accepter de ne pas me sédater avant…
On me descends sur mon lit… Je quitte l’atmosphère chaleureuse de l’hospitalisation en chirurgie pour passer dans le monde froid des salles d’opération. Je pèse mes mots, il y fait effectivement très froid. L’infirmière puis le brancardier ont veillé à ce que je sois bien couverte ça va donc.
Sur le pied du lit il y a une étiquette… maudite étiquette ! Je ne sais pas exactement ce qui est marqué dessus, sans doute mon identité et les informations sur l’opération que je vais subir, mais cette maudite étiquette…
Le brancardier me place dans un couloir et disparaît. Des gens masqués passent de temps en temps. J’ai très peur. Je suis là, dans ce couloir, je me sens terriblement seule et angoissée. Pendant un long moment ces gens masqués vont passer dans ce couloir et je vous jure ils n’ont regardé QUE l’étiquette. Un exploit… arriver, regarder l’étiquette, pouvoir se glisser en évitant soigneusement le moindre regard.
Je ressent un mélange de peur, d’angoisse de fureur… je vois venir le moment où je vais aller arracher cette maudite étiquette pour qu’on me regarde enfin !
Un enfant pleure, il se réveille de l’anesthésie, il crie « mamannnnn, mamannnnn » j’entends un rire de femme. Je pense : mais qu’ils lui amènent sa mère bon sang ! Je me connais et je sais que c’est la pire chose pour moi, ce que mes nerfs ne supportent pas, les pleurs d’enfant. Moi je suis là dans ce couloir, je ne suis plus qu’une étiquette. Ouf, sa maman arrive, il arrête de pleurer. J’ai les nerfs à vif et ces gens qui passent et ne regardent que l’étiquette, je sens mon cœur battre à toute allure.

Enfin une femme vient me parler, je ressens un immense soulagement. Elle me demande si j’ai froid. Je souris, oui j’ai un peu froid, elle remonte mes draps, un miracle.
Deux brancardiers arrivent, ils doivent me mettre sur une table d’opération. Ils sont étranges, ils ne m’ont jamais adressé la parole, ils ne m’ont jamais regardée dans les yeux, ils se parlent entre eux, ils me désignent en disant « elle », c’est atroce. Ils vont me faire passer sur une table d’opération, je bascule un peu en arrière, j’apprendrais plus tard qu’ils m’ont mise à l’envers, il me faudra me retourner. Ils m’attachent sur cette table et disparaissent.
Arrive du monde, infirmière, externe, assistant de l’anesthésiste, ils sont tous gentils, j’avais désespérément besoin que des gens me parlent et me regardent.
Un externe souriant veut me poser une perfusion mais il ne trouve pas de veine, il appelles une infirmière plus âgée et expérimentée. Je lui demande de ne pas me piquer dans le poignet, je sais que après l’opération je ne pourrais me servir que de ma main droite, alors si elle est bloquée par une perfusion dans une articulation…
Elle est très autoritaire et brutale, elle ne m’écoute pas « je pique où il y a une veine ! » dit elle sans regarder ailleurs, elle enfonce brutalement son aiguille exactement dans le plis du poignet. Elle me fait extrêmement mal. Ca ne passe pas. Elle insiste, pousse plus fort, je hurle. Elle s’en va en me laissant avec cette perfusion très douloureuse.
La salle d’opération n’est pas libre, il faut changer d’endroit, on me transvase.
Dans la nouvelle salle il y a un infirmier qui vient me parler gentiment. Je regardes les prénoms, malheureusement tous ces prénoms se sont envolés de ma mémoire ensuite. L’homme à un prénom et un accent espagnol, je lui parle en espagnol, on discute, il est sympa, il m’explique qu’ils sont tout un groupe d’espagnols, petite conversation banale qui fait un bien fou, merci à lui. Arrive une infirmière avec l’anesthésiste. Ils me saluent. A peine l’infirmière à t-elle commencé à toucher la perfusion que je hurle, ça fait très très mal. Elle voit que la perfusion est bouchée et mal placée. Les larmes coulent sur mes joues, de douleur. Elle me la déplace la avec beaucoup de douceur et m’injecte sur le dos de la main. Ouf, la douleur s’estompe je reprends mon souffle. Je la remercie chaleureusement à plusieurs reprises.
Le chirurgien arrive. Enfin ! Il m’explique qu’il ne fera pas la biopsie à droite, selon lui, il n’y a rien. Il me parle gentiment, il essaye de se montrer le plus rassurant du monde, didactique, droit. Il m’inspire toujours autant confiance mais j’éprouve une grosse déception. Depuis des lustres j’ai l’impression d’avoir du insister pour être soignée, moi je pense qu’il faudra la faire cette biopsie, puisque la radiologue le demande. Elle me l’a dit. A chaque biopsie j’ai eu très mal et c’est un parcours du combattant pour avoir les ordonnances, puis les rdv, y aller, attendre les résultats. Je devrais recommencer le même parcours du combattant devant les médecins dans le déni, avoir mal encore et aller jusqu’à arriver à l’ablation du sein entier, comme à gauche. C’est à tout cela que je pense à ce moment là.
Je ne dis plus rien, j’ai une énorme boule dans la gorge. L’anesthésiste se penche sur moi. Il voit que je suis très tendue. L’infirmière lui explique qu’on m’a mise à l’envers sur le lit, puis déplacée, posé une perfusion douloureuse… il a entendu aussi la conversation avec le chirurgien, enfin je pense je ne suis pas sure. Il sait que je suis chercheuse et me demandes de parler de mes recherches. Je comprends qu’il veut détourner mon attention pendant que l’infirmière commence à passer des produits dans la perfusion. Je m’y prête docilement. Quand le sommeil arrive je lui demande si je peux plutôt penser à mes enfants. Il me demande leur âge, je m’endors sur leur image.

Je me réveille brusquement. Je suis dans une salle entourée de plein de personnes, j’entends leurs voix mais ne distingue pas les visages. Je demandes, « ça y est ? », on me réponds que c’est fini. Je demandes « et les ganglions ? » on me réponds que les ganglions sentinelles semblaient sains, qu’on ne m’a pas fait de curetage. Je pense que j’ai répondu un truc du genre « mon dieu merci » et me suis rendormie, ou peut être que non, que je l’ai juste pensé.

Mais c’est vrai, les ganglions semblaient sains, on ne m’a pas fait de curetage ganglionnaire. Bien sûr il faut attendre le verdict de l’anapath pour en être sur mais c’est très encouragent, c’est l’arrêt de la série noire. L’anapath devrait mettre quelques semaines à répondre…

J-1 : La rencontre

J –1 avant l’opération, premier jour à l’hôpital.
Je rentre dans une chambre double très claire, les murs sont tapissés d’un papier peint bleu clair, le plafond est peint en blanc, on m’installe côté couloir à côté du placard dont les portes sont peintes en bleu foncé. Oui, j’ai eu le temps d’examiner chaque détails de cette chambre durant mon séjours. Il n’y a pas de tableaux aux murs, la fenêtre donne sur l’ENS.
Le lit d’à côté est occupé, une dame est là avec sa famille qui lui tient compagnie. Me voyant arriver elle me sourit et entame directement la conversation. Je la regarde et lui parles, j’ai ce déclic rare qui annonce que cette personne que je ne connais pas encore va devenir une amie.
Pour l’instant je suis seule, ma petite famille arrivera ensuite (j’ai souhaité arriver seule pour ne pas que mes enfants s’impatientent et « animent » exagérément le couloir), je suis un peu gênée j’ai peur de déranger.
Mon beau frère m’appelles… Mon mari est en panne aux portes de paris, il a les 3 enfants et ma mère avec lui, dans le stress de la journée, il a en partant mis de l’essence dans la voiture… c’est un diesel.
Oups
Ils vont rester bloqués assez longtemps, la voiture va être emportée à un dépôt et eux auront du mal à trouver un taxis.
Fin de l’après midi, ils arrivent… Les enfants sont surexcités, Titi (2 ans je rappelles) court partout comme un feu follet. Je leur avait apporté des petits cadeaux, cela détourne l’excitation quelques instants, les bisous seront rapides…
Ils partent. Je me retrouve seule avec ma voisine, « M ».
« M » à quelques années de plus que moi, je pense, il m’est toujours très difficile d ‘évaluer l’âge des autres, mais ses enfants sont grands en tout cas. Nous parlons, nous parlons longtemps, jusqu’à 11h du soir ! Nous rions beaucoup, c’est une très heureuse rencontre.
Tout va bien, je me suis faite une copine, le personnel est adorable, je suis prête pour affronter ce qui m’attends.
M me prévient, « tu vas voir la nourriture, c’est infecte ». Effectivement… le soir on me sert des blettes cuites à l’eau avec un goût chimique étrange et une poire pas assez mure et gelée, de la soupe atroce. Je ne mange que le pain et le fromage…
Le lendemain matin pas de petit déjeuner, je descends au bloc vers 10h.

lundi, décembre 17, 2007

Coucou !

Me voilà de retour à la maison. J’ai des tonnes de choses à vous raconter bien sûr mais ce soir je suis encore un peu fatiguée et puis comme on vient juste de m’enlever le drain ça a tendance à gonfler un peu.
Bon il faudrait que j’évite ce genre de détails je pense.
En tous cas, j’ai pris des tas de notes à l’hôpital, un vrai reportage in vivo « comme si vous y étiez ! », tout ce que vous n’avez JAMAIS voulu savoir enfin révélé ;-)
Je vous raconterai tout cela par petits bouts à présent je suis en « vacances » pour la fin de l’année et début janvier, bilan avant la radiothérapie, tout un programme !

dimanche, décembre 16, 2007

quelques nouvelles

Bonjour,
Tili est toujours a l'hopital.
Hier apres-midi, c'etait la fete de Noel a l'hopital, nous avons ammene les enfants.
Yves Duteil chantait juste pour nous, et le pere Noel est venu (et etait tres attendu par certaines).
Aujourd'hui, repos pour Tili. On ne sait pas encore quel jour elle sortira.

Chum de Tili

mercredi, décembre 12, 2007

C'est fait !!

Bonjour,

Je vous donne des nouvelles de Tili. L'opération c'est bien passée, et les premiers résultats sont plutôt bons. Nous attendons d'en savoir plus. Elle doit rester à l'hôpital plusieurs jours.

Chum de Tili

mardi, décembre 11, 2007

Jour J

Tout est prêt. Je vais partir de début d’après midi, Chum et les enfants me rejoindront ensuite (pour que les enfants voient où est leur maman).

Je me recentre sur l’essentiel, ce n’est pas une opération de chirurgie esthétique, c’est pour que je puisse voir mes enfants grandir.

Je suis assez tranquille. Bien sûr ce n’est pas comme si j’allais à la plage, mais ça va. J’ai fais du chemin en quelques semaines, un vrai grand bilan de vie et je vois à présent clairement tout ce que je vais changer, c’est un vaste chantier qui m’attend après l’opération, une sorte de nouvelle vie, c’est une sorte de seconde chance de faire quelque chose de bien de ma vie et je vais la saisir.

Merci à toutes et à tous de votre précieux soutient de ces dernières semaines, c’est merveilleux un blog, une sorte de journal interactif où les sentiments des autres sont palpables bien plus qu’on le l’imagine.

Quand je serai de retour, il y aura du remue ménage ici, des questions sur la vie, la médecine, la recherche, l’amour, la nature, l’équilibre, l’humanité, nos vies… J’espère que vous m’accompagnerez encore.

vendredi, décembre 07, 2007

Le comique du jour !

C’est mon pharmacien… Un homme charmant, beau gosse et je suis à peu près certaine qu’il préfère les hommes. Cet homme n’en est pas moins un homme, avec tout le tact qui caractérise ce genre.
Il est bien sûr au courant de ma maladie, vu les multiples ordonnances qu’il m’a fallu déjà prendre.

La semaine dernière il avait déjà évoqué qu’il avait une histoire intéressante à ce propos concernant une jeune femme qui a eu une ablation… Aujourd’hui il a précisé, accrochez vous :
Elle, c’était grave car elle était jeune et n’avait pas encore de mari… Elle en était devenue incasable voyez vous parce que, précise t-il, les hommes n’aiment pas les femmes MOCHES. Vous, ajoute t-il, ce n’est pas grave, vous êtes déjà mariée et avez 3 enfants alors…

Je suis mesquine quand même alors je demande…. Est ce que cela veut dire que je n’ai pas intérêt à lâcher mon homme parce que je ne pourrais pas me recaser ? Hummmm ?
Lui, un peu emmerdé, s’emmêle, enfin quoi quand même, les hommes préfèrent les belles femmes, c’est physique, c’est connu hein, non ?

J’ai souris… A ce moment là j’ai pensé que quand même, cela sous entendais que jusqu’ici il me trouvais pas mal, ce n’est que à partir de la semaine prochaine que je serais moche. Je suis sortie en me disant que heureusement qu’il préfère les hommes en fait… Et puis je me suis rappelée la petite phrase de mon Chum adoré il y a 15 jours de cela… « Vaudra mieux faire la reconstruction parce que s’il m’arrivait malheur tu aurais du mal à retrouver quelqu'un… ». Sous entendu quand même que pour lui cela ne change rien mais pour les autres hommes… Le pire c’est qu’il a peut être raison sur ses compères 

Messieurs quelques petites précisions :
- D’une part si votre regard portait un peu plus haut vous vous rendriez compte que je ne vais pas être défigurée.
- D’autre part, l’existence d’une femme ne s’arrête pas à trouver ou non un mari, surtout si c’est pour s’attacher un boulet qui ne regardera que son apparence physique.
- D'autre part encore nous vieillissons tous et nos corps se flétrissent, enfin je le souhaite, moi, vieillir, donc autant s’attacher à des repères plus stables que ces critères de beauté sacralisant une jeunesse sans plis…
- Enfin je ne suis pas attirée par les hommes futiles, cela m'est donc égal qui ne bavent plus sur moi, ils ne sont pas dans ma mare de toutes façons.
- Pour finir je citerais Jeanne Calmant « Je n’ai qu’une seule ride, c’est celle sur laquelle je m’assied ! ».

jeudi, décembre 06, 2007

Attention c’est contagieux !


Et en plus je ne suis peut être pas la plus atteinte par cette ruée vers le soleil, regardez ce que Chum à fait dans la pièce pendant que je vous écrivais le post précédent…
Bon excusez moi mais je vous laisse pour aller à la plage ! ;-D

Recette du Poulet Yassa


Tout va bien, donc ma petite famille à pu déguster ce soir un super poulet Yassa et j’en ai congelé pour les mauvais jours. Ben oui, depuis que je me suis mise dans la tête que ENFIN je vais retourner au soleil, j’enchaîne les plats ensoleillés… Tajine, Ratatouille, Poulet Yassa… Et hier j’ai invité les copines de mes puces et on a fait des biscuits de Noël que les enfants ont découpé avec les emporte pièce puis « peints » avec un mélange sucre glace, colorants alimentaires ! Je ne vous dit pas le bazar, mais les enfants, y compris le petiot se sont bien amusés et régalés.
L’opération arrive à grand pas… Je rentre à l’hôpital mardi prochain…
En attendant je m’occupe, projets de mon association (ASE), articles en souffrance, courses de Noël, réparations de la voiture, travaux dans la maison, les enfants bien sûr et enfin recommencer 2 fois le dossier de prise en charge 100% de la sécu… Bâ oui, la première fois il était complet mais ils n’étaient pas sûrs que mes papiers soient vrais (sans précisions) donc ils me renvoient TOUT y compris les courriers, vraiment tout mon dossier et me demandent les originaux, genre allez envoyer les originaux de vos fiches de paye par la poste… Sont sympa, ils ne payent pas le courrier au poids eux..
Allez savoir pourquoi je me sens encore fatiguée.
Fatiguée mais ravie… Je vais retourner vivre au SOLEIL la la laaaaaa !


Recette du (fameux) Poulet Yassa !

1 kg oignons
1 kg citrons verts (ou citrons jaunes + vert)
1 poulet fermier (QUI A BIEN COURRU)
Sel, poivre, piment (pas trop pour les non habitués), cube maggi

La veille:
Couper le poulet en morceaux et le faire macérer toute la nuit avec le jus des citrons, les oignons émincés, le piment coupé en morceaux, le sel et le poivre 1 ou 2 cubes maggi. (les cubes sont facultatifs).

Jour J:
Egoutter les morceaux de poulet et les faire griller de tous les côtés à feu vif (saisir) puis les mettre avec le jus dans une marmite. Normalement au grill mais sinon à la poêle avec de l’huile.
Faire griller idem les oignons égouttés.

Tout mettre dans la marmite, couvrir d’eau (légèrement).
Laisser cuire 1 à 2 heures à feu doux.

Servir avec du riz blanc.

Si vous me faites confiance, doublez les proportions parce que peut être que vous voudrez en congeler une partie…

mardi, décembre 04, 2007

Oh oui, le soleil

C'etait une super soirée. Tellement bien que, occupée à rire et raconter des bêtises je n'ai pas dis que le matin même la radiologue avait demandé une biopsie sur l'autre sein... Que la gynéco pense que l'ablation de l'autre côté est plus que probable à présent, que tous disent qu'on attends de savoir ce qu'il en sera sur les autres organes.
Et lundi matin nous avons retrouvé notre véhicule avec le phare (côté trottoir) arraché et le pneu crevé du même côté. Violence gratuite de gens méchants...

Dans tout cela une énnnorme envie que le cauchemard s'arrête et une lumière dans un "si ça s'arrange on change de vie, on pars au soleil" lancé à la volée. Oh oui, le soleil.

jeudi, novembre 29, 2007

Ce n’est pas…


Chers amis Bloggeurs(euses), puisque vous ne pouvez pas venir, je vous propose de participer virtuellement à la soirée en développant de manière judicieuse le thème suivant… Je m’engage à lire vos perspicaces recommandations lors de cette délicieuse soirée qui ressemblera quelque peu à une réunion de « Desesperate Housewives » !
Voici le thème qui nous réunira :
« Ce n’est pas parce que l’on est au régime que l’on ne peut pas regarder le menu ! »
A vos claviers ;-)…

lundi, novembre 26, 2007

Soirée FILLES

Sur Paris, vendredi soir, quartier latin.
Soyez pas jaloux les hommes, on fera AUSSI une soiree mixte, disons que la soiree filles prépare le terrain ;-)
Bon, parmis mes très fidèles lectrices y en a t-il pour être sur la capitale ce vendredi ?

Des suggestions d'endroits vraiment sympas ?

vendredi, novembre 23, 2007

Les silences

Merci à vous tous pour vos veux et votre gentillesse.

Des hauts et des bas, disons que quand je parle c’est forcément que c’est en remontant.
Hier était une journée sans, je devais voir un spécialiste mais suis restée bloquée par l’absence totale de moyen de transport en commun. Cela a annulé aussi le dîner prévu avec un ami.

J’ai essayé d’utiliser la méthode « penser qu’il y a pire », surtout qu’en ce moment ça chauffe dans mon pays de cœur (regardez les infos) je ne vous la conseille pas, finalement c’est juste un art de détruire toute estime de soit.

Ma petite fille de 6 ans est triste et mal dans sa peau en ce moment, elle se sent « mal aimée » c’est lié bien sûr, mais je n’arrive pas à l’aider, ni son père qui est très fatigué aussi. Elle a besoin de famille élargie pour pallier, ou de sa marraine, de son parrain (celui du dîner) mais nous sommes loin…

Franchement, je n’aime pas ce concept de famille nodulaire je trouve que cela est trop fragile pour tous.

Bon, maintenant, j’arrête de tourner en rond, j’ai un article scientifique en souffrance, aller, hop !

lundi, novembre 19, 2007

chouette je vieillis


Demain c’est mon anniversaire, pour la première fois depuis longtemps je comprends le sens de cette étrange fête, comme quand j’étais petite je suis contente… je vieillis, que c’est bon !

De sangs et de cœurs mêlés

Je parle ici de l’Afrique parce que je ne veux pas nommer précisément le pays dont le parle. Même si vous le devinez, ne l’écrivez pas SVP.

Je suis de cœur mêlé. Un mélange de cultures un croisement de vies multiples de couleurs et d’histoires. Mais mon cœur se brise.

J’y ai cru, moi, que les couleurs des peaux n’étaient qu’un aspect de chaque individu, aussi divers que les yeux, les nez les oreilles, et j’y crois toujours. Petite je ne retenais pas la couleur de peaux de mes amis, pas plus que vous ne pouvez dire si le lobe de leurs oreilles est collé ou décollé. Mais j’ai appris douloureusement que c’est important pour les autres. Ce que j’ai vécu, en Afrique, c’est une enfance paradisiaque, sans races, mais en prenant conscience petit à petit que la ségrégation est une affaire de richesses.
Les noirs, les blancs, les marrons, les basanés, tous ensemble par niveaux de vie… Quand tous sont riches, ça ne fait aucune différence mais impossible d’être amis avec des pauvres.

Pourtant je retiens de cette enfance une impossible intégration. En ayant de naissance la nationalité du pays, en parlant les langues les plus connues, en y vivant de puis toujours, en grandissant, il y a toujours eu des « copains » pour me dire qu’une blanche ne sera jamais africaine, il y a toujours des gens pour m’appeler par la couleur de ma peau « toubab, toubab eh toubah »… toubab, c’est « celui qui est blanc ».
Mais j’y ai cru, j’ai cru qu’en se développant le pays gommerait ces différences, que tous se marieraient entre eux, que bientôt il n’y aurait plus que des dégradés de marron. D’ailleurs c’est ce qui s’est passé, presque tous se sont mélangés, par couleurs ou par origines les sangs se sont mêlés. Mais pour autant les choses ne se sont pas arrangées. Les touristes qui venaient étaient constamment harangués, « si tu ne donnes pas de l’argent c’est que tu es raciste », « voler un blanc n’est pas voler ».
Pourquoi ?
Parce que l’Afrique ne se « développe pas » entendez que l’écart entre le niveau de vie (économique) des pays riches et de ces pays pauvres ne s’amenuise pas, il grandit.
Avec ces différences économiques accrues sont venus des maux inconsolables. La faim, la pauvreté extrême, les enfants qui mendient dans la rue ou bien sont battus au retour, le recul des droits des femmes, l’avancée des extrémistes religieux. Alors la haine arrive, celle des autres, ceux qui sont différents ou « riches ».
Mais pas n’importe lesquels… Ceux qu’on peut attaquer évidemment. Par différence de religion, par différence de couleur de peau, par différence d’idéologie politique ou autre…
Des richesses, il y en a besoin, il faut que ceux qui y croient investissent en Afrique. Mais qui va y croire quand la classe dirigeante s’empresse d’envoyer ses enfants et de placer ses biens en Occident ? Le mythe de l’occident salvateur n’a jamais été aussi fort. Mais même cette classe dirigeante je ne lui jetterais pas la pierre, je ne prendrais pas sa place pour tout l'or du monde, la tâche est trop dure pour moi, imaginez, comment sauver un pays pauvre ? Que faire ? Maintenir un combat d'idées et refuser de l'argent quand les gens ont faim ? Impossible, impossible.

Un immense combat a débuté en Afrique, celui des extrémistes, les combats d’idées passent par l'argent, et maintenant moi je vois un recul des libertés et des droits humains, et vu d’en France c’est dans l’indifférence totale.

Voyez, j’écris ces lignes parce que ici je suis en France, et aussi et surtout parce que je suis anonyme, sans cette anonymat je ne le ferais pas… par peur parce que je pense que aujourd’hui la liberté d’expression dans certains pays…

J’ai quitté l’Afrique, mes enfants n’y vivrons pas. J’ai fait comme presque tous mes amis qu’ils soient noirs, marrons, blancs, basané ou jaunes. Moi je suis de ces traîtres qui ont cru que l’occident était meilleur pour moi. De ces traîtres dont la majorité permettent à un nombre considérable de familles de vivre en Afrique, par l’argent qu’ils envoient… de ces traîtres qui en étant une des plus grosse source de richesse entretiennent le mythe de l’occident salvateur.
Est ce un mythe d’ailleurs ?

De ceux qui sont restés, de ceux qui ont investis sur place, de ceux qui font grandir de l’intérieur, il en reste de moins en moins. Comment leur jeter la pierre ? L’insécurité physique, économique et politique augmente de façon spectaculaire et ceux dont le statut de privilégiés se voit sans qu’ils ne fassent partie des « protégés » du gouvernement sont des cibles permanentes à présent. Comment imaginer que leurs enfants, leurs petits enfants puissent mener une vie heureuse ?

Une vie en Afrique puis une vie en France… Ai je vraiment cru que la France était meilleure ? C’est en France que j’ai découvert le racisme, je ne l’avais jamais identifié aussi clairement avant. Un racisme nébuleux, celui des blancs envers les noirs, envers les marrons, les jaunes, tout ce qui se voit, et indépendamment par contre de la richesse… étrange d’ailleurs, j’ai vu des blancs plus agressifs encore si le noir en face était plus riche qu’eux, et celui des blancs envers les blancs d’Afrique. « Sale enfant de colonisateur ! »… Etrange pour moi, d’une part mes parents n’ont jamais été colonisateurs de quoi que ce soit et d’autre part j’en ai connu, des descendants de colonisateurs et ce sont ceux qui se sont complètement fondus dans le pays avec amour.

L’espoir de l’Afrique réside peut être dans sa diaspora, à condition qu’on accepte ici ceux qui viennent acquérir des connaissances, du travail, ceux qui vont envoyer de l’argent à leurs familles pauvres, qui vont faire vivre des dizaines de personnes là bas, permettre à des enfants d’aller à l’école. Mais évidemment où est l’espoir si on renvoie ceux là et qu’on saigne ces pays de leurs intellectuels ?
J’entends les détracteurs me dire que nous n’avons pas de travail pour eux… Moi même suis au chômage…

Pour autant essayez de regarder plus loin. Les inégalités vont croissantes, les populations augmentent. Que vont faire ces gens qui ne peuvent pas manger à leur faim, ces femmes avec leurs enfants dans les bras ? Tous savent que en occident nous mangeons (trop) nous avons un toit, des idées humanistes, nous donnons l’apparence du bonheur.
Je ne pense pas que des frontières ou des lois puissent empêcher des pauvres de chercher à mieux vivre. Je pense que si le fossé se creuse, inéluctablement la violence va augmenter. Les actions pour venir et celles pour les empêcher de venir, seront plus violentes, les haines raciales et religieuses vont augmenter les humanistes seront broyés et les cœurs et les vies vont se briser.

Quelle autre solution que de partager, que celle des cœurs et des sangs mélangés ?

vendredi, novembre 16, 2007

le petit cadeau


Voilà ;-) (cf ici) mais peut être aussi ;-)

page enfants

l'heure du RDV approche... pour passer le temps j'ai mis ma page pour les enfants à jour, voir ici.

De l’autre côté du cancer…

Dur d’être sereine aujourd’hui… J’ai un RDV pour discuter de la question de l’autre côté… Où il y a aussi nodule et microcalcifications et où on me sort exactement le même discours de « ce n’est rien » celui là même qui à précédé pendant trop longtemps la découverte du cancer. Aujourd’hui point de « rigoloseries » 

jeudi, novembre 15, 2007

Ca se blogue !


Ce matin je me suis encore demandée comment certains hommes peuvent survivre sans femme…

Petite conversation de ce matin…

Mais en préalable il faut que je vous explique qu’il existe une clause dans mon mariage… Chum et moi, tous deux inquiets de tomber peut être un jour dans l’atroce intimité des affaires quotidiennes (je dis bien les 2, consciente que lui l’a exprimé plus bruyamment) avons décrété avant de tomber dans le piège que la phrase suivante serait acceptée comme cause de divorce :
- « Mais où as tu mis MES chaussettes ? ! »

Parce que je ne sais pas si vous avez remarqué mais il y a un paradoxe dans la vie quotidienne qui fait que les êtres vivants s’accommodent très bien de la vie en groupe mais PAS leurs affaires ! Les chooooses elles se rebellent, se cachent, se disputent, surtout les chaussettes mais ici c’est une affaire réglée n’insistez pas nous ne reviendrons pas là dessus.

Donc les chaussettes par cet incroyable coup de baguette magique se sont retrouvée protégées des conflits et irritations due à leur pulsions de séparation et à leur envie d’aller SEULES. Chacun de nous prends donc tranquillement et surtout secrètement les quelques paires qui ont pu être rassemblées, dans le TIROIR de l’autre sans que personne n’ose jamais poser la question prohibée.

Pas de conflit de chaussettes !

Par contre l’hivers arrivant il reste la question des gants et bonnets…

Pour les enfants, ça va, j’ai pris la précaution de cacher toujours un bonnet et une paire de gants de secours pour chacun au cas où il y ait une panique le matin avant de partir à l’école du genre « mamannnnn j’ai perdu un gant, je ne sais pas où est mon bonnet ! ».

Pour mon homme la question est plus épineuse et demande plus de tact. Chacun des adultes est en effet censé ranger lui même SES affaires, bien évidemment.

Donc ce matin mon Chum adoré n’avait ni gants ni bonnet… Enfin, ce n’est pas exact, il avait un bonnet, celui qui est sur la photo, un vêtement unique que nous avons acheté ensemble sur un marché en Bolivie au tout début de notre idylle et qu’il a souvent porté. Mais ce matin, allez savoir pourquoi, il a regardé LE bonnet d’un air soupçonneux et a sortit le terrible « J’ai l’air con avec ça, non ? ».

Aie. Très dur. C’est une question, vous devez sûrement l’avoir expérimenté, à laquelle il n’existe pas de bonne réponse. Essayez donc… on a le choix entre 3 réponses…

1) « Oui t’as l’air con !» qui est l’insulte suprême puisque le dit Chum porte cela depuis des années, autant lui dire directement qu’il à l’air d’une nouille depuis votre rencontre hein…
2) « Non pas du tout il te va très bien moi je l’adore » évidemment c’est tentant mais si Chum est mal à l’aise avec ce vêtement il pourra soupçonner que vous AIMEZ qu’il ait l’air ridicule et là c’est la fin des haricots hein.
3) « Je ne sais pas » qui reviens à dire le numéro 1 « oui » bien évidemment…

Donc une seule solution possible, le détournement de la question « Hummm mais si tu préfères tu as aussi le bonnet noir tout simple et bien chaud que je t’ai offert quand nous étions au Canada ».

Ouf, ça marche, direction donc la chambre parce que maintenant il va lui falloir faire des fouilles archéologiques pour retrouver le dit bonnet et moi ce n’est pas que je ne veuille pas rater cela mais c’est le moment où je prends ma douche dans la salle de bain attenante, puis j’avoue, j’aime traîner avec mon homme quand l’occasion se présente.

La scène… Chum fouille en vain dans ses affaires et fini par en ressortir un unique gant noir.
Moi
- « Oh, MON gant ! »
Lui « mais je croyais que tu me l’avais donné »
Moi, je PENSE en fouillant du coup dans MES affaires « quoiiii mais qu’est ce qu’il raconte, je ne le lui ai jamais donné, je le lui ai prêté une fois il y a 2 ans et n’ai jamais pu les remettre ensuite car je n’ai récupéré qu’un seul des gants de la paire et puis comment peut il penser que je les ai donné, c’est un cadeau de ma belle mère et ils sont super joli et pratiques, et puis c’est des gants de FILLE et en plus je n’ai qu’une seule autre paire qui elle est pourrie et (…) », tout en pensant j’extrait le deuxième gant de la paire de mes affaires et je le lui tends en disant avec amour.

« Tiens mon cœur, tu me l’aurais dis je t’aurais donné le deuxième de la paire depuis longtemps ! »

Si, si, je vous jure, c’est sortit du fond du cœur en plus !

Mais il a du lire dans mes pensée parce qu’il a dit avec amour aussi,
« Non, non, gardes les ma chérie, j’en ai une autre paire en bas ».

Et là je me suis retenue, juré, je ne lui ai pas DIT que la paire en question est effectivement la paire de gants BOLIVIENS qui va avec le fameux bonnet !

Mais je me suis tranquillement dirigée vers un autre endroit de la pièce, celui où il met ses pantalons, j’ai fouillé quelques secondes et lui ai sortit triomphalement LE bonnet NOIR simple !

- « Rhaaa il faut croie que la raison pour laquelle le genre masculin de l’espèce humaine, reste avec sa compagne une fois la progéniture née c’est que l’homme perd sa capacité à se débrouiller tout seul ! »

No comment, il l’essaye…

« Ca ne me va pas hein ? »

Moi « Mais si, bien sûr que ça te va, il n’y a pas plus simple et plus passe partout qu’un simple bonnet noir ». Lui rassuré empoche le bonnet…


Là je me demandes pourquoi donc les hommes pensent que leur bien aimée leur veut toujours du BIEN ? Franchement je ne vais pas insister pour l’envoyer dehors avec ce bonnet Bolivien que j’adore et qui lui donne cet irrésistible petit look baroudeur qui me fait tellement craquer quand je peux le laisser sortir avec cet invisible couvre chef complètement bateau avec lequel je suis tranquille qu’aucune fille ne va me draguer MON MEC à MOI !… Mais je ne dis rien… Mon homme me voyant en pleine réflexion me dit.

« Oh j’ai l’impression que ça se Blogue ça ! »

Mais oui, mon cœur, ça se Blogue ;-D

Faites 3 veux

Une idée piquée à Nevrosia ;-)

Alors, plouf plouf, évidemment numéro 1, éradiquer les méchantes maladies de la surface de la terre…
Numéro 2, que mon chum adoré m’offre la formule de mes rêves ;-) , - comment cela, « c’est opaque » ? –
- Mais non, c’est une formule M A G I Q U E ! –
Numéro 3 que la phrase suivante devienne un jour vraie sur terre « les humains sont tous libres et égaux en droit », que nulle coutume ou nulle religion ne puisse être supérieure aux droits humains.
Numéro 4 que le rire soit plus présent dans ma vie et soit contagieux à ceux que j’aime, et pour commencer PLUS DE FIESTA !
Numéro 5 que la planète terre appartienne à tous les êtres vivants et qu’ils arrivent à vivre ensemble sans la dégrader…
Numéro 6 que mes enfants aient dans 8 mois au moins 1 cousin-cousine de plus et en bonne santé, via une certaine Tata qui se sentira concernée.
Numéro 7 que nul être humain ne puisse être abandonné par les autres, ni les enfants, ni les vieillards, ni les pauvres ni les fous, que chaque êtres humain ait un toit, le ventre plein et quelqu'un qui l’aime.
Numéro 8, que le père Noël comprenne cette année que le plus beau des cadeaux c’est de préserver l’avenir en polluant moins et offre aux enfants plus d’amour et moins de plastique.
Numéro 9, que mon chum devienne un expert en massage et que (…) bon sinon je prends aussi le super génial massage en institut ;-)
Numéro 10, que le bonheur et l’amour qui règnent dans ma famille soient indestructibles.
Numéro 11, que mes neurones s'aventurent encore et encore aux confins des terres du connu.
Numéro 12, que...

Ben oui, moi non plus je ne sais pas compter ;-)

lundi, novembre 12, 2007

c'est la faute à Daphnénuphar !

Si si ! Regardez son blog ! Dahnenupar

Envie de pleurer et de faire la fête


C’est très étrange… J’oscille entre une déprime féroce qui me coupe l’appétit (j’ai perdu presque 3 kg depuis l’annonce) et m’empêche de dormir (je me suis résolue a prendre un anxiolytique pour dormir après plusieurs nuits d’insomnie totale) et une étrange envie de m’amuser…
C’est juste une idée qui flotte… Une envie de fêter la vie, la famille, l’amitié, une envie de faire rire mes enfants de me gorger de leurs gros câlins.

Samedi nous avons fêté les 2 ans du petit dernier. Grosse fête, décidée sur le tard, nous étions 21 ! Si, si, ça rentre dans mon salon ! Titi était émerveillé par un gros camion de pompiers télécommandé (avec un fil) et qui fait « pin pon » et bien des adultes l’ont « aidé » les yeux brillants de plaisir .. ; je crois bien que sa Maman n’étais pas la dernière d’ailleurs.
Ca m’a fait tellement plaisir de voir des amis !

Dimanche par contre le poids de la fatigue… et le soir grosse crise d’angoisse. Ca oscille je vous dis, on dirait les montagnes russes. Il faut dire que ma puce de 6 ans que j’ai interrogée, au moment du bisou d’avant de dormir, sur son attitude étrangement « agressive » de ces derniers temps, m’a demandé de bout en blanc si je vais mourir et aussi si elle, elle va aussi « attraper la maladie ».

J’ai envie de rire, d’une soirée avec mon Chum, de fêtes de famille, d’une soirée délirante entre filles, de faire faire des millions de tours de manège aux enfants et je me sens trop fatiguée pour tout cela…

mercredi, novembre 07, 2007

Et voilà

Quasiment toute la structure du sein est dangereuse, on pars sur une masectomie. Une ablation totale.
Et il faudra encore attendre... le 11 décembre.
En attendant les examens préopératoires classiques.
Pour les autres questions, sur les éventuelles métastases, sur les traitements, tout va se décider en fonction de ce qui sera vu lors de l'opération.
Je me sens profondément déprimée, pour la première fois de ma vie demain j'irai voir mon généraliste pour lui demander de m'arrêter d'ici là et j'irai à la consultation psychologique spécialisée en cancéro.

La colère

Très mauvaise nuit, l'angoisse. Je repasse dans ma tête tous les médecins vus depuis 2 ans, toutes les analyses de sang qui montraient un syndrome inflammatoire, c'était toujours “autre chose”, notamment ça a contribué à une suspicion de spondylarthrite... est elle réelle ? Toutes les questions posées avec pour réponse un hochement d'épaule, les radios, les échographies montrant un nodule jugé “inofensif”, la fatigue “c'est normal vous avez 3 enfants”, la déformation du sein “c'est normal quand on allaite”, les 21 lynphangites avec des fièvres à 41 “vous n'avez qu'à arrêter d'allaiter”...
Un seul médecin a été attentif, ma petite gynéco de ville où je suis allée par hasard cette fois-ci, elle a insisté, a demandé au radiologue de refaire sa biopsie, il n'avait pas exploré le fameux nodule...

Je ne remettrai plus les pieds dans ce cabinet de radio, non seulement ça m'a fait très mal “mais non vous êtes anesthésiée, ah peut être que l'anesthésie n'a pas pris jusqu'au fond” et les secrétaires qui voulaient faire une nouvelle discipline d'attente, quand vous venez avec quelqu'un pour qu'il vous soutienne, si c'est un homme, il doit attendre 2h dans une autre salle... (si c'est une femme elle peut rester avec vous). J'ai refusé, ça a fait un scandale, le médecin s'est faché contre les secrétaires idiotes qui faisaient cela pour se venger de lui pour d'autres histoires... Sordide.

Et maintenant ce mois d'attente insoutenable, la secrétaire qui me réponds avec applombs qu'il n'existe pas d'urgences...

Je suis en colère. Je le sais, c'est un processus psychologique normal, ça fait partie du deuil, je sais cela par coeur, mais je suis en colère, vraiment.

dimanche, novembre 04, 2007

De toutes façons ce n'est pas grave

J'AI DEJA LES SEINS QUI TOMBENT !

lundi, octobre 29, 2007

Que l'attente est longue pour tous

Toutes ces questions, toutes ces angoisses, parceque entre le temps ou on vous annonce que vous avez une maladie grave, qu'il vous faut faire vite et le temps ou vous avez le droit de rencontrer un médecin pour la soigner il se passe 4 semaines. Avec pour seule interlocutrice une secrétaire que vous appellez en larmes en expliquant que c'est plus grave que prévu et qui vous réponds avec applomb que les urgence ne sont pas considérées. Votre médecin qui doit téléphoner à l'hopital et vous oublie.
Tous ce temps pendant lequel vous vous demander si le crabe avance, s'il ne sera pas trop tard, si vous allez mourir.
Tous ce temps pendant lequel vous pouvez vous dire que vous allez choisir entre la vie et la mutilation.
Tous ce temps pendant lequel vous proches vous demandent continuellement “alors, du nouveau ?” .

J'aime écrire sur ce Blog. Je vais répondre à une personne très proche qui à éprouvé de la jalousie à mes confidences et à mes interrogations ici, sur ce Blog.
Je peux parler ici car les personnes que j'ai en face sont supposément moins proches de moi, supposément maîtresses de leurs émotions, qu'il leur suffit de ne pas cliquer pour ne pas m'entendre et surtout que JE n'ai pas à gérer LEURS émotions donc que je peux m'épancher sans retenue. Chose qui est impossible avec ceux que je cherche forcément à protéger.
Je demandes à mes proches de ne pas chercher à me couper cette communication qui est une soupape émotionnelle pour moi, de ne pas me demander de me priver pour gérer leurs émotions, tout simplement de ne pas me lire ici...

Ces derniers temps ont été durs, mon mari encaisse lui aussi et nous avons failli craquer. L'histoire est simplette pourtant.
Une journée à lutter contre la dépression. Une soirée que nous voulions consacrer à nous deux. Mon homme pour me faire plaisir sort une ancienne photo de moi, sa “préférée” et me la montre.
Sur la photo, un buste de moi, à 24 ans, sur la plage, les seins nus... Belle photo c'est vrai.
J'ai pleuré, convulsivement, je ne pouvais plus m'arrêter.
Lui désespéré tente de me consoler et la prase qui tue “mais çela fait longtemps que tu ne ressembles plus à cela”!
Franchement, j'ai eu envie de le mordre, une colère sourde, immence, totalement incontrolable.

Bien sûr nous avons surmonté cela. Cet incident nous aura permis de parler de nous, de la vie, la mort, sa capacité à s'occuper des enfants, de la beauté, des corps, de ce qui fait notre attirance. Je le remercie finalement d'avoir fait crever la bulle. Je suis triste aussi de voir l'angoisse de mon homme et sa difficulté à trouver d'autres interlocuteurs que moi. Il me protège de ses émotions à lui mais à quel prix ?

Aujourd'hui sera une journée gaie je pense, j'ai récupéré les cousines et ai 4 minettes plus le petit homme. Là les puces regardent un film pendant la sieste du loulou. Je me sens en forme, franchement je ne ressent aucune “maladie” cela contribue à ce sentiment d'étrangeté, comment peut on être “gravement malade” quand on est complètement valide ?

vendredi, octobre 26, 2007

maladresse

Hier soir au téléphone, un ami de mon chum, bouleversé par "l'annonce" qui me dit:
"Faut faire attention avec la chimio, je connais une jeune femme qui a réchappé au cancer mais la chimio lui a bousillé le coeur, elle est morte peu après de crise cardiaque" 8-O

Il a bien sentit qu'il avait dit une connerie le pauvre...Mais trop tard, j'ai pas dormi de la nuit.

jeudi, octobre 25, 2007

il y en a t-il qui savent ?

Comment cela se passe t-il, la chimio, est ce que je pourrais rentrer chez moi ? Et sinon, je vais aller où ? Et la radio, c'est vrai que ca fait mal ? Est ce que je vais devoir laisser mes enfants longtemps ? Comment les enfants vont-ils vivre cela ? Qui va les aider ? Avec qui mes puces feront elles leurs devoirs ?

Et l'opération, est ce que c'est discutable ? Je souhaite demander à avoir une ablation des 2 côtés de toutes les glandes mammaires, est ce que j'ai le droit de le demander ? Je dois l'écrire ? L'expliquer ? Si je vis, je ne veux pas le restant de mes jours de ce stress permanent, ni être coupée par petits bouts année après année, loin des considérations esthétiques, j'ai toujours considéré la poitrine comme un organe utile à l'allaitement, pour moi c'est fini, mes 3 petits ont bien profité et sont sevrés maintenant... Vous croyez que c'est recevable, que le chirurgien acceptera de l'entendre ?

Vous savez qui sont mes médecins préférés ? Chuuut c'est un petit secret, les vrais héros, pour moi, ce sont les anapaths ;-)

Hé, j'attends vos dérivatifs, ça turbine trop là dedans 8-O

mercredi, octobre 24, 2007

Fin du premier round: voilà le temps du plan de guerre !

Ok, ça va, j'ai fini ce premier temps de lamentations, maintenant je passe à l'action.
1) Je fini les affaires en cours, met mes papiers à jour, profite de cette pause pour ramasser mes forces.
2) Je prépare mon chum et mes enfants.
3) J'en profite pour vivre pleinement !

Alors je lance un appel à tous ceux qui auraient envie de m'aider, vous pouvez me rendre deux services:

1) FAITES MOI RIRE ! Je décrète une “rigolothérapie!”. Je prends des titres de bons films d'aventure ou comique (trouvables en DVD si possible), pareil pour des bouquins, des blagues, des sites, des idées de choses à faire, des rêves de beaux voyages, des bonnes recettes de cuisine (mais faciles à faire) etc. etc. du rêve et des rires :-D
2) Soutenez mon homme. Il nous lis, il intervient même des fois, (rarement) il a besoin de baume au coeur, d'amitié (pas de violons hein), il va falloir qu'il tienne bon.

lundi, octobre 22, 2007

Des nouvelles

Elles sont mauvaises.

vendredi, octobre 19, 2007

Elles me rendent chèvre


Un petit moment de famille dimanche dernier… Nous sommes allés dans un petit parc/ferme animalier. Les enfants adorent les animaux, les grands aussi d’ailleurs, mais si les membres de la famille à partir de l’âge avancé de 6 ans montrent une certaine technique raisonnable d’approche, « Titi », lui, du haut de ses « pas encore 2 ans » est le parfait compagnon des chèvres.
Il y avait, donc, des chèvres et un cochon que nous pouvions caresser, dans un enclos muni d’un SAS… Titi est rentré tel le sauveur de ces pauvres bêtes, il a salué le cochon puis s’est rué sur la foin disponible en abondance et à pourchassé chacune des chèvres dodues pour les obliger à en manger. Vous voyez la scène, les chèvres habiles se laissaient caresser puis bondissaient sur le côté quand elles en avait marre d’avoir du foin dans la figure, Titi courait après la chèvre suivante, je courrais derrière Titi, zhom surveillait les plus grandes, le cochon dormais d’un œil de peur que le petit monstre ne revienne lui faire ses caresse plutôt vigoureuses. Evidemment le moment attendu est arrivé, Titi a trébuché et est tombé la bouche ouverte dans les crottes des bestiaux. La poussette salvatrice contenant de quoi le nettoyer était à l’extérieur de l’enclos. Nous avons ramassé les 3 enfants et nous sommes rués dans le SAS… Le moment d’inattention qu’attendaient 3 chèvres en embuscade près de la porte. Nous voilà dans le SAS avec le Titi la bouche pleine de crottes et 3 chèvres obstinées refusant de retourner en arrière. J’ai du rester dans le SAS avec les chèvres pour permettre à mon chum de sortir avec les enfants. Le gardien est venu me délivrer plus tard en riant tandis que les sales bêtes jolies chèvres me regardaient d’un œil noir…

mercredi, octobre 17, 2007

La maison brûle !

Mes enfants ont eu un exercice incendie il y a quelques jours, à l’école ; mon chum à eu une formation sur le feu à son travail et voilà qu’on ne parles plus que du feu.
Mon chum hier soir me racontais en détails tous les risques de la maison et de suggérer que nous serions perdus en cas d’incendie la nuit et bla bla bla… Je l’écoutais attentivement il me parlait d’extincteur, d’achat d’une échelle de cordes, de fumées blanches, de course contre le temps, me citais des exemples horribles… et j’ai entendu son angoisse. De façon étrange, entendre l’angoisse de mon homme faire écho à celle de mes enfants a fini par m’apaiser. Je lui ai dis tout doucement, presque dans un murmure « les incendies les plus dangereux ne sont pas ceux que l’ont croit… ». Il s’est arrêté m’à regardée intensément. Il y a eu un de ces silences dont on se souvient longtemps par le vacarme qu’ils provoquent dans notre esprit…
La maison brûle donc. Et moi de réaliser une chose primordiale : le courage que je dois avoir, ce n’est pas celui de lutter contre la maladie, non, cela c’est l’instinct de survie, tous les êtres vivants en sont dotés. Le courage de l’être humain, c’est de soutenir ses proches et éteindre leurs angoisses, de leur léguer suffisamment de confiance et de sérénité pour que leur vie à eux soit belle, combien même il faille pour les rassurer regarder sa propre mort en face. C’est une leçon que je retiendrai et si l’avenir m’offre au final de résoudre mon problème par une « simple » ablation alors j’aurais gagné en plus une formidable leçon de vie sur l’humanité qui vaut à elle seule son pesant de chaire humaine.

On attends, on attends, on attends

Journée tranquille avec mes 3 loupiots.
Hier j’ai parlé individuellement avec mes filles, je n’hésiterai pas, bien évidemment, à demander à une collègue de les prendre si c’était nécessaire. Pas dans le cadre de l’hôpital par contre, cela risquerais de favoriser une association «hopital-angoisse». Mais pour l’instant c’est surtout mon comportement inhabituel qui a inquiété Sam. Il est très rare que je crie… C’est à moi de trouver un moyen de soulever la soupape sans peser sur mes enfants qui sont trop jeunes pour comprendre.
Sam (encore) nous a surpris en parlant au téléphone à sa Tata (ma sœur) elle lui a dit que nous avions besoin de ses Mamies… Perspicace pour le moins. Mais pour le moment, le temps est suspendu, nous attendons le nouveau verdict de l’anapath.
Alors en attendant je bosse... J'avance ma création d'entreprise, je décroche des promesses de contrats (si, champagne!).

jeudi, octobre 11, 2007

La Chaine Rose: recettes savoureuses contre le cancer du sein




Je n'en suis pas à ce stade, juste au "pré" avec l'ablation partielle... sans rien d'autre j'espère. Un mauvais moment à passer. Je rends ici hommage à ma Maman et à toutes les autres femmes incroyablement courageuses qui ont vécu bien plus que cela.

jeudi, septembre 20, 2007

Notre con-frérie vous attends !

Pour clore ma semaine des nocs ;-)

Vous vous sentez bête, idiot, intellectuellement défaillant, abrutis, télédécérébré et un mot CON.
Ne changez RIEN !
Votre connerie est un DON JAMAIS VU ! Vous êtes un élu digne de rejoindre notre grande Con-frérie des nocs !

Nous avons la preuve Cartésienne que votre connerie est la clé de l’équilibre cosmologique de l’univers….
En effet pour qu’il existe une intelligence supérieure il faut qu’il existe des êtres super cons. C’est donc notre connerie universelle qui est le révélateur de l’intelligence absolue.
Notre con-frérie à étudié scientifiquement l’importance de la connerie universelle, elle a montré que l’équilibre cosmologique dépend de 2 grands principes universels…
1) La connerie individuelle est toujours conservée
2) L’entropie de la connerie de masse ne peut qu’augmenter.

Ainsi le Grand Tenseur Universel qui diffuse la connerie suprême dépend de votre connerie individuelle…
Venez nous rejoindre dans notre grande con-frérie, nous vous guiderons vers la connerie absolue qui ensemence le champ de strings universel…

lundi, septembre 17, 2007

Psychanalyse du pot de beurre à la mode Bettelheim…

Psychanalyse du pot de beurre du petit chaperon rouge à la mode Bettelheim…


Rien que le titre, vous avez peur hein ;-)
C’est encore à cause des copines… Voyez et

En gros fallait écrire un truc débile.
Des trucs débiles j’en ai plein dans la tête tous le temps, même (surtout) aux moments les plus incongrus.

Bon je reviens à Bettelheim… vous connaissez ? Mais siiii, la psychanalyse des contes de fée… Ou comment analyser version pornographique tous les contes pour enfants, qui d’ailleurs n’ont absolument pas été écrits pour les enfants mais bien pour des adultes mais passons…
Donc cet homme là causait du petit chaperon rouge, il en disait beaucoup de mal en vérité, que ce sont des trucs dégeu. énoncés trop clairement aux enfants en gros. Et… il a oublié d’expliquer la symbolique de ce que la nénette perverse apporte à sa grand mère… Galette et petit pot de beurre pour ceux qui ne connaîtraient pas leurs classique. Vous suivez toujours hein… Je ne veux rien vous dire, c’est trop cruel mais bon quand même, c’est atroce un POT de BEURRE !

vendredi, septembre 14, 2007

DROIT des FEMMES

Bon…
Cette fois il y en a marre.
Dénis de droit, lois sexistes et anticonstitutionnelles, sous-protection légale des femmes…
Aujourd’hui je vais vous parler du sous droit des femmes en France et des violences légales.
Vous avez bien entendu, des violences LEGALES !

1) Tout d’abord la loi sur la transmission du nom…

Petit rappel : déclaration des droits de l'Homme:
Article premier - Les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.
Vous connaissez tous non ?

Alors que pensez vous de cela ?
Décret n° 2004-1159 du 29 octobre 2004 portant application de la loi n° 2002-304 du 4 mars 2002 modifiée relative au nom de famille et modifiant diverses dispositions relatives à l'état civil
NOR : JUSC0420812D

La déclaration conjointe de choix de nom
Article 18
« Les époux choisissent le nom de famille qui est dévolu à leur premier enfant commun, soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit leurs deux noms accolés suivant l'ordre qu'ils ont choisi et dans la limite d'un seul nom de famille pour chacun d'eux. Ils remettent le document mentionnant la déclaration de choix de nom à l'officier d'état civil.

« En l'absence de déclaration conjointe de choix de nom, l'enfant commun prend le nom de son père. Le nom dévolu au premier enfant commun est valable pour les autres enfants communs du couple."


DONC SEUL LE PERE A LE DROIT DE DECIDER EN FIN DE COMPTE SI LES ENFANTS VONT POUVOIR PORTER AUSSI LE NOM DE LEUR MERE OU PAS. Pour qu'ils portent seulement son nom il lui suffit de ne pas signer quel que soit l'avis de la mère...

Voilà, donc le DROIT du père EST SUPERIEUR à celui de la MERE !

Entendons nous bien, amis lecteurs, je considère que chacun, chacune, est libre de son choix en ce qui concerne et le nom qu’il/elle porte et celui qu’il/elle souhaite transmettre à ses enfants… Ne vous sentez pas blessé ou jugé si vous avez fait tel ou tel choix.
Ce que je trouve inadmissible c’est que la loi française aille contre le droit des femmes, contre la constitution française, contre la déclaration des droits de l’Homme et que en cas de conflit un nombre considérable de femmes doivent se soumettre par la violence de cette loi inéquitable.

Je préciserais, épargnez moi les insultes j’ai déjà supporté 37 pages de discussion sur le sujet ici sans me démonter…
http://forum.magicmaman.com/salon/debats-actualite/francaise-declaration-homme-sujet-3661217-1.htm

Tout cela s’est passé dans une indifférence insupportable de la société, en réalité peu de femmes ont su qu’elles étaient lésées par loi car le gouvernement a refusé d’attribuer un budget pour faire connaître cette loi par la population. Cependant plusieurs associations se sont mobilisées et après bien des difficultés administratives un « Groupe d’Intérêt pour le Matronyme » a déposé une plainte contre la France devant une juridiction internationale pour le non-respect de la Convention internationale pour l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes (CEDAW) pourtant ratifiée par la France le 14 décembre 1983.

Cette plainte a été déclarée "recevable" et enregistrée, c’est-à-dire acceptée par l’instance habilitée de l’ONU, le 24 avril 2007. Selon le règlement en vigueur, l’Etat français a six mois pour envoyer son mémoire en réponse.

Car en effet, la France adhère à la convention des Nation Unies dont l’article 16 sur l’élimination de toutes les formes de discriminations à l’égard des femmes, du 18 décembre 1979 qui stipule : « Les Etats parties prennent toutes les mesures nécessaires pour éliminer la discrimination à l’égard des femmes dans toutes les questions découlant du mariage et dans les rapports familiaux et, en particulier, assurer, sur la base de l’égalité de l’homme et de la femme : [...] Les mêmes droits personnels au mari et à la femme, y compris en ce qui concerne les choix du nom de famille, d’une profession et d’une occupation ».

La France a clairement refusé d’appliquer cet article…


2) Maintenant pour continuer sur le sujet, la sous protection légale des insultes faites aux femmes…
Lisez ceci
http://www.chiennesdegarde.org/article.php3?id_article=323

En résumé le gouvernement envisage une loi qui permette de sanctionner les incitations à la violence sexiste… super pourrait on dire, sauf que … Je cite l’article
« Mais alors que l’on tenait enfin l’occasion de sortir du mépris envers les femmes, le texte proposé établit très clairement une hiérarchie entre l’homophobie et le sexisme. Contre l’homophobie, une loi complète, mais contre le sexisme, seulement une partie des mesures. Sur 7 articles, les articles 2, 3, et 4 ne tiennent compte que des discriminations selon « l’orientation sexuelle » et pas selon le sexe.

Traiter une personne de "sale gouine" ou de "tarlouze" deviendrait une injure aggravée au regard du code pénal, tandis que la traiter de "pute" ou de "salope" ne sera pas autant sanctionné, ni la diffamation. Le ministère public ne pourra pas non plus poursuivre directement les insultes et diffamations sexistes, contrairement aux insultes homophobes.
Pourtant, chaque jour des milliers de femmes sont insultées en tant que femmes et parce que femmes, impunément. Ce n’est pas en tant qu’êtres humains qu’elles sont ainsi discriminées et agressées, mais spécifiquement en raison de leur sexe ».

Tout cela est LEGAL mais anticonstitutionnel, quand il s’agit du droit des femmes il n’y a pas de limites au cynisme du gouvernement. Pensez y lors des prochaines campagnes d’affichage contre les violences faites aux femmes, pensez aux violences LEGALES !

mardi, septembre 11, 2007

Il s’appelle « Bonnes intentions »

C’est mon VELO !
Mon vélo s’appelle « Bonnes Intentions ».

« Bonnes Intentions » est flambant neuf : Pas une égratignure, l’étiquette qui pend encore sur le côté. Comme tous les « Bonnes intentions » il a rarement été confronté aux coups durs.
Je l’ai enfourché Samedi dernier, au forum des associations de ma ville pour aller faire mon relais dans ma petite association préférée (voir ici).
Au départ tout allait bien, la rue étant en pente descendante, je frimais devant mon petit monde en roue libre. Arrivée au forum, je l’ai fièrement exhibé dans mon stand en espérant quand même que personne ne relèverait son état honteusement neuf. Mais non, à peine quelques sourires espiègles, aucun commentaire. Les passants se sont montré plutôt gentils avec « Bonnes Intentions ».
Après quelques heures de parade au stand « Bonnes Intentions » a quand même du reprendre la route du retour, celle qui monte….
Arg…
Vous savez il y a des vitesses sur ces engins. Eh bien aucune vitesse de « Bonnes Intention » n’est adapté à la pente. Je suis passée du sourire à la crispation pour atteindre le rouge vif et ce doux bruit du sifflement du phoque asthmatique… Rien à faire, j’ai du mettre pied à terre. Et j’ai fini la pente en poussant honteusement « Bonnes Intentions », de toutes façons personne ne pouvait me reconnaître en cette vieille tomate violacée et inutilement casquée…
J’ai ré-enfourché « Bonnes Intentions » après la pente, juste avant d’arriver dans ma rue…
« Bonnes intentions » le bien nommé est retourné au garage…
Fin de l’histoire !

lundi, septembre 10, 2007

LE CONCOURS DE PHOTOS DE BOUTS DE NOUS !

Alors voilà, j’ai pris mon pied avec ce concours de cops !



Au fait elles ont fait quoi les autres bloggeuses ?
Aux dernières nouvelles il y avait en lice :

Bellzouzou, David Wiz, Griffolet chat virtuel, Nevrosia, macha, Daphnénuphar et moi. Plus d’autres peut être…


Non mais sans blagues c’était pas évident, fallait pas se tourner les pouces…



Mais finalement ce concours a beaucoup plu à mon chum qui en a bien profité avec l'appareil photo !



A VOS COMMENTAIRES !

mardi, septembre 04, 2007

6 et 9.... et bdpq


Petite histoire que j'ai inventée hier pour aider mes enfants, ils ont compris d'un coup ! Ca marche bien surtout si les enfants ont 6 ans je pense...

Il était une fois une petite fille qui s'appellait Sixte. Sixte avait 6 ans et comme toutes les petites filles de son âge elle adorait bouger et faire de la gymnastique, ce qu'elle aimait par dessus tout c'était mettre la tête en bas.

(à ce stade de l'histoire je demande à ma fille si elle veut faire le poirier comme Sixte, je la laisse s'éxecuter puis je continue)...

Sixte avit aussi un grand frère appellé “Nanar” qui avait 9 ans. Nanar s'asseyait souvent à côté de Sixte pour lui dire d'arrêter de mettre sa tête à l'envers.
Mais Sixte avait aussi un petit problème, elle confondait toujours le chiffre 6 et le chiffre 9 ! Un jour elle demanda à sa Maman de l'aider à ne plus se tromper...

Sa maman lui dit, c'est simple ma chérie, le chiffre 6 a six ans et le chiffre 9 a neuf ans.
Comme sa fille ne comprenait pas elle alla chercher l'appareil photo (à ce stade je vais chercher l'appareil) pendant qu'elle était partie chercher l'appareil, Sixte avait recommencé à faire le poirier et Nanar s'était assis à côté à lui dire qu'elle faisait vraiment n'importe quoi.
La maman revint et prit une photo... (faire de même avec l'enfant en train de faire le poirier) Surprise, sur la photo il y avait un 6 et un 9 !
Le six, c'était Sixte, la tête en bas et le 9 Nanar, assis à côté...
La maman dit -c'est normal, à six ans, de faire tous le temps des galipettes et elle montra la photo (en faire de même avec la photo de l'enfant en train de faire le poirier).


C'était très efficace, maintenant mon chum me suggère d'en inventer une pour les lettres “bdpq”... Heuuuuu vous voulez bien m'aider ? Promis je ne garde pas pour moi toute seule, je mettrai l'histoire “collective” en ligne pour tous ;-)

mercredi, août 22, 2007

Du bonheur en cachets, du bonheur en paroles et après ?

Encore une de mes questions métaphysiques tordues vous allez dire…
Mais quand même, il y a un truc qui m’interpelles dans notre belle société, c’est cette incroyable quête du bonheur.
Quand je bossais à l’hôpital je demandais toujours la liste des traitements pour les bilans neuropsy, il y en a un grand nombre qui empêchent de « penser » correctement malheureusement. J’ai toujours été hallucinée par les incroyables listes de traitements que certains doivent prendre. Mais pourquoi tous ces antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères, etc… ? Ils sont rares les petits vieux qui n’ont pas leur stilnox ou leur prozac… Et que répondre à une personne qui prends 3 traitements du genre et se plaint de ralentissement et de troubles de la mémoire ?
Des fois je me demandes que faire face à cela.

Prenons un cas que j’ai eu quelques fois à traiter, la vieille dame, seule, très déprimée, diabétique avec des difficultés à se déplacer… Elle arrive à l’hôpital pour son diabète et devant sa désorientation temporo-spatiale et ses troubles mnésiques elle est envoyée en bilan neuropsy.
Traitements ? Longue liste avec entre autre l’antidépresseur et le somnifère prescrits par le généraliste.
Est elle déprimée ? Oui, sans aucun doute.
Essayons de voir le point de vue du généraliste. Elle est seule et déprimée, les risques de suicide sont importants, elle refuse d’aller dans une maison de retraite, son souhait est de rester chez elle, elle ne va pas dans des clubs de 3eme âge, n’a plus d’amis… J’imagine qu’il ne voit pas d’autre moyens de l’aider que cette prescription.
Essayons de voir le point de vue de la dame. Elle n’a pas d’énergie pour entamer des activités associatives, elle se sent terriblement seule, ses compagnons sont la dame qui vient 2 fois par semaine faire le ménage, son chat et sa télé, elle consulte souvent les médecins qui sont gentils avec elle et prends scrupuleusement tous les médicaments qui lui sont prescrits.
De mon point de vue… la question qui m’est posée est celle d’un début de maladie neuro-dégénérative. Bilan neuropsy fait et on arrive sur les inévitables troubles discrets genre troubles de la mémoire antérograde, ralentissement psychomoteur, légère désorientation spatio-temporelle… Conclusion on ne peux rien dire sur un seul bilan et il faudra la revoir pour savoir s’il y a une discrète évolution ou non, en espérant que le traitement de son humeur ne soit pas alourdis d’ici là.
Que puis je faire d’autre pour elle ?
J’en discutais récemment avec une collègue qui me demandais pourquoi je ne conseillais pas dans ce cas une psychothérapie à la place des médoc…
- Une psychothérapie pour quoi faire ? - Pour la sortir de son isolement - me dit elle.
Je reste perplexe.
Oui oui je sais je suis psy à la base je devrais savoir ces choses là. Mais il me semble que ce qui est en jeu est bien plus vaste qu’une dépression liée à l’isolement.
Ce n’est pas une guéguerre de « les traitements » contre « les paroles ». Au fond ce sont là les mêmes sortes de dépendances payantes et elles se surajoutent aisément qui plus est.

Va t-on en la faisant parler une fois par semaine la sortir de sa dépression ?
D’abord il va falloir qu’elle se déplace, avec des problème moteurs c’est déjà incertain, ensuite qu’elle paye pour cela, et enfin qu’elle surmonte la phobie des psy qu’ont souvent les personnes âgées pour qui les psy soignent les fous et donc pas eux… Tout cela est déjà bien peu probable et pour quel résultat ?

Pourquoi est elle déprimée ? Parcequ’elle est seule ou bien pour la raison pour laquelle elle est seule ? Parcequ’elle est vieille ou bien parcequ’elle fait le bilan de sa vie ? Parcequ’elle est malade ? Parcequ’elle manque d’un élément ?

Il me semble qu’il y a encore un élément constitutif des dépression qu’on a tendance à oublier, c’est le décalage avec les attentes. On attends un certain bonheur. Une image quasiment stéréotypée du bonheur. Et notre incapacité à ressembler à cette image crée un malaise épouvantable.
Que faire pour une vieille dame triste ? Lui donner des médocs ? En quelque sortes l’empêcher de mal penser, de « triste » penser. Il faut penser « gai » ou « neutre » ou pas du tout c’est mieux. La faire s’exprimer sur son mal être ? Dangereux, si son bilan est trop profond et négatif elle va passer à l’acte (la jolie métaphore pour le suicide). Faut il changer son référentiel du bonheur ? Peut être.

Si je pouvais je lui prescrirais tout ce qui fait le cliché attendu, une belle vie bien remplie, des enfants adorables et aimants, des petits enfants présents et demandeurs de calins, des amies avec qui ronchonner un coup et regarder les séries télé, une bonne santé, parce que c’est bien connu, il faut mourir très vieux et en bonne santé surtout…
Et si je pouvais plus encore je prescrirais à la société de moins penser à un bonheur préfabriqué à chacun de rester inventifs de son destin sans pilules et sans gourous fussent ils des psy bien pensants ou mal pensants comme moi ;-)

mardi, mai 22, 2007

pareil

"On" me demande des nouvelles...
Mais je n'ai toujours "rien à dire" ;-)

Ah si, t'inquiètes pas Maman !






Rassurez vous cela va changer, bientôt je vais vous parler de politique... aie le piiiire arrive !


jeudi, avril 05, 2007

contraception hormonale, humeur, comportement et libido...

Un sujet qui dérange...
Je me dis qu'un jour j'aborderai un sujet qui dérange... la contraception hormonale et son influence sur le comportement des femmes...
Car, quand même, comment peut on modifier le comportement, l'humeur, la libido de millions de femmes sans les en informer ?
J'ai eu moi même affaire à un gynéco qui a prétendu devant moi que les hormones prises pour la contraception n'avaient aucune influence sur le comportement, qu'elles ne "pénétraient" pas dans le cerveau... Je lui ai demandé par quel miracle ? Il me dit "maintenant elles sont microdosées". Je lui réponds "et alors ? Ca veut dire quoi ? Elles doivent nécessairement être suffisamment dosées pour contrer le cycle normal non ?" Silence du prévenu... Puis il me demande ma profession "chercheuse, justement sur le fonctionnement cérébral et le comportement intéressant non?".
Il me dit, "vous n'avez qu'à mettre un stérilet hormonal". Je lui dis "allons bon, beaucoup de femmes s'en plaignent car cela leur réduit leur libido à néant, cela dit, ça doit être efficace effectivement comme contraception, empêcher la libido... personnellement à choisir je préférerait un stérilet au cuivre". Il me dit "pas question ça provoque des hémorragies, non je vous prescrit un stérilet hormonal vos copines c'est psychologique ce qu'elles racontent, l'effet des hormones est uniquement local". Je réponds "non monsieur, il y a forcément un passage cérébral, de plus que pensez vous, que le psychologique flotte à coté du cerveau ? Quant à m'imposer un mode de contraception dont je ne veut manifestement pas est ce déontologiquement correcte? Si vous voulez me convaincre, donnez moi des arguments scientifiquement valables" Il me dit, "je vois, vous êtes une stressée..." je réponds en riant "je vois, vous êtes aussi très compétent en psychologie… vous avez fait des études de psycho ? »… Le monsieur m’a fait son ordonnance de stérilet hormonal sans plus rien dire, j’ai salué poliment, il ne m’a jamais revue.
Je pense personnellement que la variation de l’humeur en fonction du cycle hormonal est normale… Mais de nos jours, tout doit être sous contrôle chimique, y compris nos humeurs, y compris (aux EU) la vivacité des enfants… mais je m’égare, hum.

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Edit.
Ce texte a été lu un nombre considérable de fois. Comme je m'étais faite agressée dans les commentaires par un médecin, blessé dans son envie de toute puissance sur les femmes/patientes, je rajoute ici plusieurs liens sur des études scientifiques qui parlent des effets des hormones sur le comportement.

Sur le choix du partenaire sexuel:
Un article paru dans "science et avenir" : voici le résumé en français :
http://www.sciencesetavenir.fr/actualite/fondamental/20080813.OBS7284/attirance__genetique__et_contraception.html

Qui dit que des femmes sous pilule vont être plus attirées par des hommes aux odeurs génétiquement proches, contrairement aux femmes qui ne sont pas sous pilule qui choisissent des hommes génétiquement plus éloignés. Une hypothèse d'explication pourrait être que sous pilule la femme est plus proche du comportement de "gestation" donc va se rapprocher du groupe proche "protecteur".

Mais surtout la référence de l'article original par dans la revue scientifique "Proceedings of the Royal Sociaty" "MHC-correlated odeur préférences in humants and the use of oral contraceptives" S. Craig Roberts and coll., 2008. Proc. R. Soc B. 275, 2715-2722.

Pour la libido, les articles sur une possible relation entre les hormones sexuelles et le niveau d'intérêt sexuel sont pléthores. En gros on a une grande variabilité de la sensibilité des femmes à la prise d'hormones, certaines ayant un comportement sexuel "amélioré", d'autres "inhibé". De plus, comme dans tous les comportements complexes, (mais si, c'est complexe chez l'humain) on ne peut pas avoir de certitude bien que les expériences chez l'animal soient probantes. Une petite liste ?

Ott MA, Shew ML, Ofner S, Tu W, Fortenberry JD. The influence of hormonal
contraception on mood and sexual interest among adolescents. Arch Sex Behav. 2008. Aug;37(4):605-13.

Graham CA, Bancroft J, Doll HA, Greco T, Tanner A. Does oral
contraceptive-induced reduction in free testosterone adversely affect the
sexuality or mood of women? Psychoneuroendocrinology. 2007 Apr;32(3):246-55.

Davis AR, Castaño PM. Oral contraceptives and libido in women. Annu Rev Sex
Res. 2004;15:297-320. Review.

Enfin je ne rentrerai pas dans le sujet - trop douloureux pour moi- de la relation possible entre contraception orale et cancers hormonaux. Vous pouvez chercher vous même, il y a des choses que moi je m'interdit…

En conclusion: La pilule est une formidable méthode de contraception, mais cela n'interdit nullement une réflexion sur ses inconvénients et d'encourager à la recherche d'autres méthodes. Non, mais !

mercredi, avril 04, 2007

soupe aux orties


J'ai osé... avec les jeunes pousses du jardin. Délicieux ! Les enfants ont ADORE !

La recette des audacieux:
J’ai ramassé un bon saladier de jeunes pousses d’orties. J’ai enlevé les tiges, gardé uniquement les petites feuilles bien tendres. Je me suis faite piquer… Un conseil sur la main qui tient les orties, mettez 2 gants, un fin en dessous et un gant de cuisine épais au dessus… J’ai découpé les feuilles des tiges au ciseau.
J’ai bien bien rincé à l’eau chaude.
J’ai fait revenir dans une marmite avec un fond de beurre quelques pommes de terre (5-6 pommes de terre moyennes), 3 carottes, 1 oignon coupés en gros.
Puis j’ai ajouté les orties et couvert d’eau. Salé, poivré, 1 c à café de coriandre.
J’ai laissé cuire 1 heure environ puis j’ai ajouté un grand verre de lait et une briquette de crème fraîche allégée (1/4 l). Re-cuisson, à feu très doux environ 20 minutes.
Ensuite j’ai laissé refroidir et j’ai passé le tout au mixeur. Puis j’ai remis dans la marmite à feux très très doux le temps qu’on passe à table…

Nb1. J'ai lu quelque part que les orties absorbaient beaucoup les éléments du sol, alors si vous en ramassez attention à le faire dans un endroit qui ne reçoit pas de produits chimiques.
Nb2. Il parait que c'est bon avec des jeunes pousses mais mauvais quand les orties sont grandes.

vendredi, mars 23, 2007

Pisse mémé


Selon l’expression consacrée de mon amie originaire des Landes, j’affectionne de prendre un petit « pisse mémé » (une tisane) après le souper.
J’ai 2 recettes de la chose que je vous livre, oh heureux lecteurs…
(quantités données pour une théière)

La recette « plan-plan »
De l’eau très chaude, une petite cuillerée à café de grains d’anis vert, des feuilles de menthe verte, une pincée de cannelle, une pincée d’épices pour « pain d’épices », puis laissez infuser 10 minutes avant de la siroter…

Maintenant la recette pour soirées plus toniques
De l’eau très chaude, une petite cuillerée à café de grains d’anis vert, une 1/4 cuillerée à café de gingembre, une pincée de piment rouge, du sucre (ou édulcorant ou une cuillerée à café de miel), laissez infuser 10 minutes et voyez.

Bon pisse mémé ;-)

vendredi, mars 16, 2007

Toutes en minijupe !


Pour rire un peu après mes posts précédents je vous rappelle que la loi du 26 Brumaire an IX de la République, jamais abrogée, dispose :
"Toute femme désirant s'habiller en homme doit se présenter à la Préfecture de police pour en obtenir l'autorisation qui ne peut être donnée qu'au vu d'un certificat d'un officier de santé". Deux circulaires de 1892 et 1909 autorisent le port féminin du pantalon à vélo puis à cheval.

Mesdames ne lâchez pas votre cheval ou alors portez une minijupe ! Une alternative serait de se présenter en minijupe et à cheval au commissariat de police pour demander à recevoir l’autorisation de l’officier de santé de porter son pantalon  ;-)
Le string c’est autorisé ?

samedi, mars 10, 2007

Féministe ?

A cause de la conversation sur l’inégalité en DROIT des femmes par rapport aux hommes, existant aujourd’hui en France, je me fais « traiter » de féministe.

voir ici
http://forum.magicmaman.com/salon/debats-actualite/francaise-declaration-homme-sujet-3661217-1.htm

Etre féministe, ce n’est pas une insulte. Pour autant c’est connoté négativement auprès de nombreuses personnes aujourd’hui. Pourquoi ? Peut être que une des raisons est que le discours, qui dans certains groupes reste « anti familles » ne corresponds plus à la majorité des femmes qui aspirent à un équilibre entre une vie de famille et une vie professionnelle. C’est du moins ce que moi j’ai pu ressentir en me faisant toiser par une femme se disant féministe et faisant partie d’une association qui défends le droit des femmes, sur le fait que j’allaitais mon enfant, oh esclavagisme suprême.
Dans ce sens je ne suis pas féministe, pas de ce féminisme là en tout cas.
Mais je suis profondément Humaniste.
Je me bat avec la même fougue pour les droits des malades, des handicapés, des minorités, des personnes âgées (pardon, des vieux) et des enfants. Et aussi pour préserver la nature et les animaux.

Je suis convaincue que l’article numéro 1 de la convention des droits « Humains » (oui je sais, de l'Homme) doit être respecté « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en DROITS ». Ce n’est pas le cas aujourd’hui en France, le droit de nos filles s’efface devant celui de nos garçons…

jeudi, février 08, 2007

Une loi Française contraire à la déclaration des droits de l'Homme

C'est une petite discussion que j'ai initiée sur MM (pour les habitués, voyez ce lien http://forum.magicmaman.com/salon/debats-actualite/Une-Francaise-contraire-Declaration-droits-Homme-sujet-3661217-1.htm)

Je récapitule...
Déclaration des droits de l'homme:
Article premier - Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits

Décret n° 2004-1159 du 29 octobre 2004 portant application de la loi n° 2002-304 du 4 mars 2002 modifiée relative au nom de famille et modifiant diverses dispositions relatives à l'état civil
NOR : JUSC0420812D


La déclaration conjointe de choix de nom
Article 18
« Les époux choisissent le nom de famille qui est dévolu à leur premier enfant commun, soit le nom du père, soit le nom de la mère, soit leurs deux noms accolés suivant l'ordre qu'ils ont choisi et dans la limite d'un seul nom de famille pour chacun d'eux. Ils remettent le document mentionnant la déclaration de choix de nom à l'officier d'état civil.

« En l'absence de déclaration conjointe de choix de nom, l'enfant commun prend le nom de son père. Le nom dévolu au premier enfant commun est valable pour les autres enfants communs du couple.


DONC SEUL LE PERE A LE DROIT DE DECIDER EN FIN DE COMPTE SI LES ENFANTS VONT POUVOIR PORTER AUSSI LE NOM DE LEUR MERE OU PAS. Pour qu'ils portent seulement son nom il lui suffit de ne pas signer quel que soit l'avis de la mère...
LE DROIT DU PERE EST SUPERIEUR A CELUI DE LA MERE !!!

Que pensez vous de cette loi ?

lundi, janvier 15, 2007

Quelques réflexions sur les vieux...

Chose promise chose due, j'ai rédigé mes réflexions... Attention c'est très long !
Bonne lecture et SVP si cela vous interpelles je serais ravie d'entendre vos remarques mais SVP ne m'agressez pas. Ce ne sont que des réflexions, les coucher sur papier m'a demandé du travail et je ne demandes qu'à approfondir ma réflexion.

Quelques réflexions sur que faire des vieux…

Je ne donnerais pas d’âge précis (ce serait l’indignation générale) mais simplement préciserait que je pense aux vieux « dont il faut faire quelque chose ».
Pourquoi il a t-il des vieux dont il faut s’inquiéter ?
Parcequ’ils sont seuls
Parcequ’ils sont tristes
Parcequ’ils sont malades voir même déments
Parcequ’ils coutent cher
Parce que c’est une question de société.

Attention, ceux qui vont bien, qui n’ont absolument pas envie qu’on s’inquiète d’eux qui gèrent leur vie tous seuls voir qui aident les autres, je n’en parles pas ici, ce n’est pas mon propos, qu’ils ne se sentent pas vexés, c’est plutôt une réflexion sur ceux qui ont besoin d’aide.

Selon l’Institut national d'études démographiques, en 2006, 2 hommes sur 3, et 1 femme sur 5 passé 74 ans, vivent en couple. Seuls 20 % des femmes et 10 % des hommes habitent avec de la famille. Près de la moitié des femmes vivent seules, contre plus de 20 % des hommes

Que font ceux qui ne vivent pas avec de la famille ? Deux solutions, les établissements spécialisés ou bien rester chez soi.
D’ailleurs rester chez soi coûte que coûte semble être le veux de la majorité des vieux, comme il y a très peu d’institutions pour les accueillir, ca tombe bien. Un petit exemple, à partir de 65 ans, moins de 3 % des personnes vivent en maison de retraite ou dans un autre type d'établissements spécialisés. Donc l’immense majorité des vieux sont chez eux.

Alors théoriquement, ce qu’on appelle le « maintien à domicile » n'est possible que si l'environnement social, familial et l'état de santé de la personne le permettent. Mais en pratique ils sont légions les vieux complètement seuls pour qui regarder la télé et faire les courses sont les seules occupations…

Des solutions ont été proposées pour aider au maintient à domicile, notamment on a créé l’aides ménagère (dont le financement est aidé par l'aide sociale ou la caisse de retraite complémentaire) et l'auxiliaire de vie, rétribuée directement. Elles effectuent les tâches quotidiennes et peuvent accompagner les sorties.
En pratique l’aide ménagère vient généralement 1 heure par jour (l’état aide pour 30 heures par mois). Et l’auxilière de vie, c’est très variable d’un cas à l’autre mais cela dépasse très rarement la demi-journée, le plus souvent elle vient pour aider à la toilette le matin.
On peut aussi embaucher une garde à domicile, mais c’est assez cher.

Ces aides ne sont pas sans problèmes, c’est cher, la formation du personnel est parfois insuffisante, comme tous les emplois, c’est quand même un peu compliqué et ces papiers ont tendance à rebuter les vieux qui en plus souvent ont du mal a lire avec leur vue défaillante. Heureusement il y a des associations qui proposent des services « clés en mains » mais là aussi on a de tout. Du meilleur, heureusement avec des gens merveilleux à qui je tiens à rendre hommage, mais aussi du pire. Dès qu’on parle avec les professionnels du secteur, les familles, les vieux, on entends malheureusement que les cas d’abus sur les personnes âgées du genre chantage aux sentiments, intimidation, maltraitance, vols sont réel et quasiment incontrôlables.

Des services peuvent être proposés comme le portage de repas à domicile. C’est une bonne chose mais du coup il peut y avoir des gens qui ne sortent quasiment jamais de chez eux puisqu’il n’y a plus les courses à faire. Et il faut citer aussi la télésurveillance, c’est un petit appareil que la personne doit porter sur elle en permanence et qui envoie une alarme a une entreprise spécialisée si la personne presse sur le bouton. Bien pratique en cas de chute. Cependant j’ai plusieurs exemples dans mon entourage de refus de cet appareil perçu comme un contrôle de « s’ils ne sont pas morts » et au final comme une solution pour qu’ils continuent à être seuls…

Pour les sommes toutes rares personnes qui ne veulent pas rester chez elles et qui ont la chance d’être pourtant complètement valides, il existe aussi des « foyers logements » et la version chic, les « résidences service ». Là le vieux réside dans un appartement particulier, tout en disposant de services collectifs. Comprenez bien, ca coûte cher…

Mais je reprends, si j’essaye de brosser le portrait du vieux dans un environnement classique. C’est une vielle elle est chez elle, elle a quelqu'un qui l’aide une ou deux heures par jour, ou un ou 2 jours par semaine, elle passe tous le reste de son temps devant la télé…
Donc j’en arrive au point suivant, les vieux sont tristes…

Ils sont même très tristes, pour vous donner une idée, l'incidence de la dépression dans la population générale est de 3 à 16 %. Les chiffres sont vagues car très difficiles à obtenir. Elle serait de 15 à 30 % chez la personne âgée et en maison de retraite elle atteint 15 à 45 % des patients soit 3 à 4 fois plus que la moyenne. On est loin de l’éden de fin de vie vendue par les placards publicitaires dans les revues pour vieux.
Et quand il déprime, le vieux se suicide facilement, le risque suicidaire est supérieur à 10%.
Pour une femme de 20 ans le rapport des tentatives de suicide sur les réussites est de 160 tentatives pour un suicide, par contre, avec l’expérience on semble plus performants et à l'âge de 65 ans, le rapport est de trois tentatives pour un suicide féminin. Chez l’homme le suicide est beaucoup plus fréquent encore, 2/3 des suicidés de plus de 65 ans sont des hommes) et le rapport est de 22 tentatives pour un suicide masculin à 20 ans, contre pratiquement une tentative pour un suicide masculin à 65 ans…

Là encore on est mieux chez soit, car le taux de suicide en maison de retraite est beaucoup plus élevé qu'à domicile. Un conseil, si vous connaissez un vieux qui fait une tentative de suicide, considérez cela comme une extrême urgence…

Troisième point que je vais traiter, les vieux sont malades. C’est une affaire bien connue, plus on est vieux plus on a tendance a être malade. Je vais vous épargner le catalogue des maux qui peuvent advenir, disons pour simplifier que deux types de maux posent problème, ceux qui donnent un handicap physique et ceux qui donnent un handicap mental.
Quand le handicap physique arrive, c’est là qu’on réalise à quel point nos logements ne sont pas fait pour des impotents. Comment faire la cuisine le ménage, sa toilette quand on tiens mal sur ses jambes ? Comment téléphoner, lire, écrire, ce qui est si indispensable pour gérer les aides d’ailleurs, quand c’est la vue défaille ?
Mais le pire c’est incontestablement les troubles cognitifs. Comme je suis une spécialiste du sujet je me suis fait violence pour vous épargner la description de ce qui peut arriver, je vous présenterai uniquement et très brièvement la maladie la plus fréquente : la terrible maladie d'Alzheimer.

J’ai pris un petit résumé sur le site de l’association France Alzheimer : « La maladie d'Alzheimer est une maladie dégénérative du cerveau évoluant vers un état de démence. Elle frappe, d'après les estimations actuelles, 5 % des personnes de plus de 65 ans et 25 % des plus de 80 ans.
La "Démence de Type Alzheimer" représente à elle seule 50 % des démences. De plus, elle apparaît souvent en association avec des atteintes vasculaires cérébrales ce qui fait qu’elle est impliquée au final dans 70 à 75 % des cas de démence.
Elle débute par des pertes de la mémoire récente et des troubles du comportement, puis évolue vers la disparition graduelle de toutes les facultés intellectuelles et physiques conduisant le malade à un état de dépendance totale.
La durée d'évolution de la maladie varie de trois ans à plus de vingt ans; avec une moyenne de huit ans. Elle est actuellement incurable.

A cela j’ajouterai qu’elle a un effet complètement dévastateur dans les famille. Et pour cause, c’est extrêmement dur à gérer, à supporter à vivre. Ses enfant sont les premiers à devoir gérer la personne malade, et souvent j’ai pu constater à quel point ils sont démunis, ils ne connaissent quasiment rien de la maladie et ne comprennent pas les réaction de la personne malade. Ils sont dépassés par son agressivité, son activité nocturne, la fluctuation de son état et déstabilisés par les annonces de découvertes de vaccin ou de traitement révolutionnaire tous les 6 mois par les médias. Les institutions d’accueil des malades sont insuffisantes et font peur par leur manque de moyens et de personnels, par les bruits qui courent de maltraitance physique ou morale, par le coût prohibitif de certaines, sans parler du sentiment de coulpabilité éprouvé par la famille…

La possibilité d’avoir des soins à domicile existe mais la mise en place de ce système est réservé aux personnes qui ne vivent pas seules évidemment, enfin cela devrait être le cas du moins.

Mais il faut bien se rendre compte que plus la maladie évolue et plus la personne va avoir besoin d’une surveillance permanente. Jour et nuit. Il y a des personnes qui prennent seules en charge leur vielle maman malade, c’est surhumain et c’est psychologiquement insupportable. Généralement on culpabilise à l’idée d’une institution, on recule, et malheureusement quand on le fait c’est trop tard, a partir d’un certain stade le malade perd la capacité a créer des nouveau souvenirs et donc ne peux pas s’habituer a un nouvel environnement en plus les délais d'admission sont en général très long et il vaut mieux ne pas agir dans l'urgence pour avoir véritablement le choix.

Le choix d’ailleurs est limité, c’est soit la maison de retraite avec "section de cure médicale" permettent d'effectuer des soins sur place soit les centres et unités de long séjour, souvent intégrés au sein d'un hôpital et qui accueillent les personnes nécessitant des soins médicaux importants et constants. Ils sont financés directement par l'assurance maladie. Mais attention : seuls les frais médicaux sont pris en charge et non les frais d'hébergement. Il existe aussi des résidences médicalisées, relevant du secteur privé, parfois spécialisées dans la prise en charge des personnes âgées souffrant de détérioration intellectuelle.

Bon, je ne veux pas m’enfoncer plus avant dans ce sujet là même si dans la question « que faire de nos vieux » le fait qu’ils soient déments est assez capital.

Il y a la question du coût aussi…
En institution, le coût moyen mensuel restant à la charge des personnes était en 2004 entre 1000 et 1800 euros (très variable selon les régions), et ce pour les établissements habilités à l'aide social, les prix sont paraît il très supérieures en établissements privés.
La retraite moyenne d'une personne âgée de 82 ans est de 1000 euros.

Maintenant dans le « Que faire de nos vieux » ? Il n’y a pas seulement une question financière ou matérielle, il y a avant tout une question et des choix de société…

Personnellement j’ai vécu une expérience très différente ayant grandit au Sénégal, j’ai vécu dans une maison qui regroupait trois générations et mes grands parents ont été partie prenante dans mon éducation. C’était la norme au Sénégal, comme partout en Afrique, je n’avais jamais entendu dire, avant de venir en France que les vieux pouvaient ou devaient vivre sans leurs enfants. La question ne m’avait même pas effleurée. Quel choc a été la découverte des maisons de retraite et des vieux tout seuls chez eux. De la notion de vieux sages j’ai atterris dans celle des vieux acariâtres.

Bien sûr on ne peux pas comparer le modèle Africain au notre, il n’est d’ailleurs pas choisi, il est la conséquence d’une situation économique et démographique, il a aussi ses problèmes comme la grande promiscuité. Néanmoins il est intéressant de voir à quel point il est porteur d’autres valeurs. En vivant en Afrique j’avais le sentiment que vieillir était une bonne chose, les vieux, même déments étaient une évolution souhaitable.

A coté de cela je vois ici une notion désagréable de la vieillesse. Peut être que certains d’entre vous ont ressentis un petit pincement quand ils ont lu que je parlais des « vieux ». C’est vrai cela ne se dit pas, on dit les « personnes âgées »… Pourquoi ?
J’ai l’impression qu’il est politiquement incorrecte de vieillir et d’en avoir l’apparence. Dire à quelqu'un qu’il est vieux est quasiment une insulte. Il faut rester jeune à tout prix, jeune en apparence, jeune en pensée il faut avoir les goûts et les loisirs des jeunes… Finalement est ce qu’on aime vraiment les vieux ?

Trouver une place aux vieux est un problème complexe. Du fait de nécessités économiques, les gens sont amenés à chercher du travail loin, dans ce contexte, une famille nucléaire s’exporte plus facilement qu’un troupeau familial. Et puis les logements sont chers et petits, pas du tout adaptés à la mémé qui se déplace avec son déambulateur. Le taux de natalité est bas dans les sociétés industrialisées ce qui fait peser la charge de travail inhérente à la prise en charge d’une personne handicapée sur un petit groupe, voir sur des personnes seules. Les gens travaillent longtemps et les revenus sont bas, comment payer une aide à domicile à plein temps quand il faut aussi s’endetter pour le logement et assumer les enfants ? La solidarité intergénérations s’appuie aussi plus facilement sur des familles soudées, à l’heure ou les taux de séparation des couples explosent ce n’est pas évident.

Sur tout cela il est extrêmement difficile d’agir, mais est ce que la société souhaite agir ? Est ce que la situation conviens à la majorité des gens ou non ?

Je ne sais pas quelle est la réponse à cette question là, en terme de majorité s’entends, il est évident que comme chacun j’ai mon opinion individuelle.

J’ai fait un petit test sur cette question, j’ai essayé d’aborder la question de « garderiez vous vos parents ou vos grands parents chez vous ?» avec des copines de mon âge et sur un forum sur internet. Les réponses m’ont surprise.
Majoritairement les personnes considèrent impensable de prendre leurs parents avec elles pourquoi ? Les raisons invoquées sont les appartements sont trop petits, les vies professionnelles trop remplies, et si on précise la question en ajoutant « le feriez vous si vous en aviez les moyens matériels ? » les réponse, là plus souvent anonymes, font état de caractères inaccordable, belle mères insupportables et aussi du fait qu’il faut absolument préserver en huis clos la vie de couple… Chose surprenante je dois avouer car personnellement ma vie de couple est bien meilleure quand un grand parent vient garder les enfants pour nous permettre de sortir… Beaucoup disent aussi que ce sont les personnes agées qui ne le veulent pas.
Au fond de cela il y a peut être une vision individualiste de la société et une certaine idée que les vieux n’ont plus de rôle à jouer dans leur famille. Même au niveau de l’expérience, avec l’évolution rapide des techniques les vieux se sentent d’ailleurs dépassés sur bien des points. Ils pourraient prendre en charge l’éducation des petits mais là aussi certains grand parents se considèrent en vacances de leur rôle éducatif par rapport aux plus jeunes. Beaucoup disent que « les grands parents sont là pour "profiter" des petits enfants et non pour les éduquer ». Je l’ai entendue souvent cette phrase. D’ailleurs cette idées que l’éducation est strictement réservée aux parents et aux professionnels est assez répandue. Essayez donc de faire une remarque à un bambin qui fait un caprice dans un supermarché…
La société semble avoir cessé de penser que le rôle éducatif appartenait à chaque adulte.
De même l’aide sur les tâches familiales n’est plus une évidence. La relation d'aide est de plus en plus limitée à un apport financier...

Mais paradoxalement j’ai aussi parlé avec certaines personnes âgées seules et qui souffraient cruellement de cette solitude et beaucoup ne remettaient absolument pas en cause ce modèle !

Cela dit, parallèlement j’observe aussi la situation inverse, les grands parents qui font la garderie de leurs petits enfants semblent quand même assez fréquents.

Finalement quelle société voulons nous ? On peut difficilement dire qu’il faut simplement laisser le choix aux gens, les circonstances économiques et sociales font que généralement le moment venu de prendre une décision il ne s’agit plus d’un choix de vie mais de faire le moins pire possible.

Les choix doivent se faire en amont par la société en fonction de ce qu’elle peut faire mais aussi de ce qu’elle veut et des valeurs qu’elle aura développé.
Moi je propose que chaque citoyen se questionne sur la place qu’il aimerait avoir en vieillissant et sur ce que la société devrait faire en amont pour cela…

Pourquoi j’ai écrit ces réflexions ? Je m’interroge sur mon propre avenir… Je n’aime pas le système de regroupements par âge qui se fait actuellement… des crèches, des maisons de l’adolescent, des maisons de retraites, pourquoi les gens doivent ils être avec des personnes de leur âge ? J’ai fait le rêve de monter une institution mixte, enfants, personnes âgées, personnes handicapées. Une utopie, cela me paraît infaisable… Regrouper les problèmes ne me semble pas mieux au final que de regrouper les gens par catégories d’âge, j’imagine la catastrophe… au fond ce que j’aimerai ce serait plutôt que la société intègre tous ces individus... Alors comment faire ?
Je fais appel à vous, lecteurs anonymes, aidez moi à progresser dans ma réflexion et dans ma démarche SVP.