mercredi, octobre 17, 2007

La maison brûle !

Mes enfants ont eu un exercice incendie il y a quelques jours, à l’école ; mon chum à eu une formation sur le feu à son travail et voilà qu’on ne parles plus que du feu.
Mon chum hier soir me racontais en détails tous les risques de la maison et de suggérer que nous serions perdus en cas d’incendie la nuit et bla bla bla… Je l’écoutais attentivement il me parlait d’extincteur, d’achat d’une échelle de cordes, de fumées blanches, de course contre le temps, me citais des exemples horribles… et j’ai entendu son angoisse. De façon étrange, entendre l’angoisse de mon homme faire écho à celle de mes enfants a fini par m’apaiser. Je lui ai dis tout doucement, presque dans un murmure « les incendies les plus dangereux ne sont pas ceux que l’ont croit… ». Il s’est arrêté m’à regardée intensément. Il y a eu un de ces silences dont on se souvient longtemps par le vacarme qu’ils provoquent dans notre esprit…
La maison brûle donc. Et moi de réaliser une chose primordiale : le courage que je dois avoir, ce n’est pas celui de lutter contre la maladie, non, cela c’est l’instinct de survie, tous les êtres vivants en sont dotés. Le courage de l’être humain, c’est de soutenir ses proches et éteindre leurs angoisses, de leur léguer suffisamment de confiance et de sérénité pour que leur vie à eux soit belle, combien même il faille pour les rassurer regarder sa propre mort en face. C’est une leçon que je retiendrai et si l’avenir m’offre au final de résoudre mon problème par une « simple » ablation alors j’aurais gagné en plus une formidable leçon de vie sur l’humanité qui vaut à elle seule son pesant de chaire humaine.

5 commentaires:

Stefbsl a dit…

Et c'est pour ceux que l'on aime (et en même temps grâce à eux) que l'on remporte nos plus belles victoires. Je te souhaite remporter celle-ci de tout mon coeur.

Disons avec La Boétie : Car le feu qui me brûle est celui qui m'éclaire.

(Ami de la poésie bonsoir).

Ma'cha a dit…

ça m'agacera toujours qu'on ait besoin d'épreuves pour se rendre compte de tout ça, mais faut croire que c'est dans l'ordre des choses et qu'on a du mal à voir réellement notre bonheur quand tout va bien...

l'incendie de la maison je crois que c'est le truc qui m'angoisse le plus perso.

cargot d'ondes ++++++

tirui a dit…

il me semblait que c'était naturellement à tes proches de te soutenir plutot que le contraire, mais n'étant pas dans cette situation je ne sais pas comment ça se passe réellement.
Qui va éteindre tes angoisses à toi, par exemple ?

Tili a dit…

Dure question... Mais je pense que ce rôle appartiendra sans doute à ceux qui m'ont précédé dans la vie, dans ces épreuves et dans ces pensées.

Daphnénuphar a dit…

Pour l'incendie dans la maison, il y a les détecteurs de fumée et c'est très bien.

Pour le reste, quand ce genre de maladie vous arrive sur la tronche, on grandit forcément de quelque part, qu'on soit parent ou enfant...

L'ablation, c'est un mot difficile et une idée terrible. Mais c'est aussi peut-être le point final de cette maladie. ça vaut le coup de le faire si c'est nécessaire.

Et puis faut aussi savoir lacher prise. Ce qui ne veut pas dire baisser les bras, hein!

bises