samedi, février 26, 2011

Tiep bou dien ... avec des considérations écologistes

C'est ma "Madeleine de Proust" à moi, quand j'ai besoin de remettre un peu de soleil dans mes pensées, je fais un plat du Pays...

Je vous ai remis cette recette de Tiep bou dien, que j'avais déjà postée il y a longtemps, d'abord parce que j'ai enfin pris des photos et puis parce que cette fois je l'ai annotée avec des considérations écologistes...

Tiep bou djen (littéralement Riz au Poisson - en Wolof-)

C'est le plat de l'hospitalité, le plat national Sénégalais. En général il est présenté dans une grande calebasse ou un grand plat et tous piochent dedans à la main...
Il a la chaleur de l'Afrique et la force de la famille :-)
Comme c'est justement un plat familial et que la famille c'est important pour nous, je vous propose ici une recette qui prend en considération les ressources marines de façon à partager ce plat de l'amitié en laissant des ressources naturelles à nos enfants…

Je le prépare en général en grande quantités et j'en congèle une partie...

Voici pour environ 7 personnes

INGRÉDIENTS


1 gros kg de poisson… Alors là, je vais entrer dans des considérations écologiques, beaucoup des espèces "traditionnellement" utilisées pour ce plat sont menacées d'extinction. J'ai donc cherché des substituts dans la liste des espèces "non en danger" c'est toujours un dilemme ça, d'être sure que je ne contribue pas à aggraver l'épuisement des ressources marines en donnant une recette d'un plat au poisson….
Exit le mérou, capitaine, laissons ces poissons menacés se reproduire SVP, je vous propose d'essayer avec du Bar (loup) ou de la Perche sauvage d'Europe ou encore du Lieu… Perso je l'ai fait avec du Loup, c'était délicieux.
Riz : 500 g
1 petit choux blanc
3 carottes
1 manioc
2-3 petites aubergines rondes
1 oignon
200 g de concentré de tomates
Huile d'arachide ou sinon ordinaire

On peut ajouter selon le goût et la disponibilité de la patate douce et, si vous trouvez aussi du Gombo, en prendre 6-7.

Alors, au Sénégal, ils le font aussi avec du Yet, un coquillage Séché, MAIS… J'ai suivi attentivement les campagnes de mon ami Aïdar, de l'Océanium de Dakar pour la protection de cette espèce, surexploitée depuis qu'elle intéresse les marchés asiatiques. Aussi je n'en consomme plus, et surtout je n'encourage pas à ce qu'elle soit vendue à l'exportation.
Donc, SVP PAS DE YET. Vous pouvez retrouver le goût qui était donné par le Yet en mettant du Poisson séché mais vous pouvez aussi vous en passer tout simplement.

Beaucoup d'africaines salent avec des "Cube"… Alors, moi j'ai vu sur la boîte que j'avais acheté que cela contient du GLUTAMATE, un exhausteur de goût, OR il y a une polémique sur ce produit. Quelque soit cette polémique, je dirais que moi, perso, à priori ça ne m'intéresse pas de tromper mon cerveau pour lui donner une sensation de "bon goût", je préfère que l'aliment soit perçu comme "bon" parce qu'il l'est vraiment !… DONC je sale avec du gros sel de mer, ça marche très très bien et j'imagine bien que avant l'arrivée de l'industrie produisant le glutamate les femmes salaient avec du vrai sel et que ça devait être délicieux… Nb. Une internaute nous précise dans les commentaires qu'on trouve des cubes de bouillon en Bio, sans Glutamate ;-)

Enfin, évidemment pour les vrais africains, il faut aussi mettre 2 piments rouge! Mais les européens ont souvent du mal avec cela alors faites à votre goût (le petit truc, quand vous avez des invités dont vous ignorez s'ils aiment le piment, c'est de faire 2 sauces, une avec, une sans, comme cela, tout le monde est content).

PRÉPARATION

Dans une bonne marmite: Couper l'oignon en petit le faire revenir dans l'huile. Diluer le concentré de tomates et l'ajouter aux oignons roussis. Attendre 5 min. Mettre beaucoup d'eau et ajouter les légumes coupés en gros morceaux (laisser la peau aux aubergines), pour le choux, coupez le grossièrement en 4, ne le dépiautez pas.
Laisser cuire les légumes.

Saisir le poisson dans de l'huile puis le rajouter sur les légumes (sans mélanger).
Saler , poivrer et couvrir.

Quand les choux sont cuits, les retirer puis retirer les autres légumes au fur et à mesure qu'ils sont cuits, carottes et manioc en dernier. Retirer aussi le poisson. Disposer les légumes et le poisson joliment dans un grand plat.
Il ne reste que le jus, en réserver un peu pour la sauce.
Puis faire cuire le riz dans le jus dans la marmite. Attention, à ne pas en mettre ni trop ni pas assez, il faudra que le riz absorbe tout le jus il prendra une couleur rouge orangée.... Pour certains riz, il faut rincer le riz avant de le faire cuire.
Tourner un peu, couvrir.... Pas toujours évident, d'ailleurs ce coup-ci je l'avais un peu raté mon riz, il était trop collant... Nb. Allez voir en dessous les conseils pour réussir le Riz...

Quand c'est cuit, présenter le riz dans un autre plat.

Servez chaud, les légumes et le poisson dans un plat, le riz dans un autre et la sauce à part.

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Conseils donnés par.... Ma MAMAN... pour réussir le Riz ;-)

Coup de main :
Pour le riz, pour ne pas qu'il colle, le pré-cuire à la vapeur au dessus de la sauce avant d'enlever les légumes et le poisson. Le casser comme un couscous à la fourchette ou même avec une écumoire, sans oublier de faire un trou au milieu pour laisser passer la vapeur.

Après avoir enlevé les légumes et le poisson de la sauce, finir de cuire le riz dans cette sauce tamisé pour les européens, non tamisé pour ceux qui le mange au bol. Il faut qu'on puisse distinguer le riz dans la sauce, c'est-à-dire que le riz arrive à hauteur de la sauce, ni au -dessus, ni au-dessous, c’est le « juste à ras » Donc, s'il y a trop de sauce, il faut l'enlever à la louche.

Commencer la cuisson à feux fort, jusqu’à l’ébullition. (pour obtenir un riz grillé "khogne") Dès que cela bout, il faut le mettre à feu doux et le couvrir.

Le laisser sur le feu doux jusqu'à qu'on ne voit plus la sauce, seulement le riz en haut. Tourner le riz et continuer à feu doux jusqu'à ce que toute la sauce soit absorbée jusqu'en bas. Si le riz manque un peu de cuisson quand il n'y a plus de sauce, en rajouter un peu de celle qu'on avait précédemment enlevée.

Si vous avez mis trop de sauce, vous aurez obtenu un Sombi...

Attention de ne pas casser le piment. Il ne faut pas le cuire, ou très très peu en surveillant qu'il "n'explose" pas !

jeudi, février 24, 2011

Un hôte indésirable

Je vais faire une pause. Disons que je décrète les vacances avec 1 jour d'avance.
Nous avons ramené du Tour du monde probablement un hôte intestinal indésirable. Mais aucun des traitements "classiques" français ne nous en a débarassé, aucune analyse "classique" ne l'a décelé, ça fait 6 fois qu'on se traite à l'aveugle, à chaque fois, ça revient 2-3 semaines après la fin du traitement.
C'est chez moi que c'est le pire, j'ai le ventre tellement gonflé et douloureux que j'ai fait un test de grossesse !
Puis comme j'ai super mal dès que je mange, j'ai maigrit.
Et bien sûr, ça et le soleil qui s'est fait la malle, ça me rend morose.
Je suis claquée. J'ai du mal à avancer sur mon boulot.
Aller, Hop, vacances ! 
Et je cherche un spécialiste à Lyon, faut réagir là... Suis preneuse d'adresses efficaces.
Bises à tous, et pour ceux qui sont en vacances ou presque alors profitez bien :-)

lundi, février 21, 2011

Preuve ou Opinion ?

C'est quoi une preuve ? Comment distingues t-on une croyance, une opinion, d'une preuve scientifique ?

Vous l'aurez voulu, je me lance à essayer de donner des explications sur le métier de chercheur. :-)
Bon, ce n'est pas très facile, même un peu hardu, mais j'essaye, c'est déjà ça ;-)

Au commencement était l'hypothèse scientifique…

Qu'est ce qu'une hypothèse scientifique, qu'est ce qui différencie une hypothèse scientifique d'une hypothèse non scientifique ?
- Le fait qu'on va pouvoir - ou non - établir un protocole expérimental pour y répondre.

Par exemple : l'hypothèse "la majorité de mes lecteurs ont une intelligence supérieure à la moyenne" est une hypothèse scientifique. On peut imaginer une expérience où un échantillon représentatif de mes lecteurs passerait un test de quotient intellectuel qui démontrerait, bien sûr, que vous êtes majoritairement géniaux.
Par contre, l'hypothèse "TOUS mes lecteurs ont une intelligence supérieurs à la moyenne" n'est pas scientifique parce que, même en me creusant la tête très fort, je ne peux pas imaginer un moyen de vous contraindre "absolument tous" à passer un test idiot…

Donc, au commencement, on a une hypothèse scientifique sur un phénomène déterminé et OBSERVABLE.

La notion d'OBSERVABLE est très importante en sciences, elle exclue tous les phénomènes qui ne sont PAS OBSERVABLES.

Donc, si votre grand mère à des flash prémonitoires imprévisibles qui font la fierté de la famille, c'est intéressant, vous avez le droit d'y croire - ou non- mais cela ne rentre pas dans le champ de la science car le phénomène n'est pas "observable".

Donc encore, la plupart des croyances ne sont pas scientifiques.
Attention, distinguons bien les choses, on a tous des croyances en telle ou telle chose, y compris les scientifiques qui, au minimum, ont la croyance que le paradigme scientifique permet d'augmenter la connaissance humaine. Tout le monde a le droit d'avoir des croyances et on est bien d'accord aussi que la science ne peut pas TOUT observer car certains objets ne sont tout simplement pas observables dans le cadre du paradigme scientifique.

Simplement, en tant que société nous avons l'intuition que baser nos connaissances sur des preuves et non sur des croyances est quelque chose qui nous a permis de progresser. Personnellement je pense qu'il est important d'apprendre à nos enfants à distinguer une preuve d'une opinion, que cela leur permettre d'avoir un esprit critique et d'être intellectuellement plus libres. Sans jamais tomber dans l'excès inverse de penser que la science est "absolue"  puisque par définition elle ne s'applique qu'à une partie des choses répondant à des critères précis.

Alors reprenons notre explication de comment on fait une démonstration scientifique...
On va appliquer sur notre phénomène observable un paradigme scientifique.
Plusieurs critères sont essentiels.

- On va formuler des hypothèses expérimentales pour expliquer notre phénomène, hypothèses qui doivent être incluses dans le cadre d'un modèle explicatif.
- Les hypothèse doivent être réfutables.
- On va essayer de "prévoir" des évènements qui répondent à nos hypothèses, c'est l'objet de l'expérience. (Ça fait la valeur prédictive du modèle).
- On va appliquer une méthode expérimentale.
- L'expérience doit être reproductible.
- Enfin on va analyser le résultat de façon à valider ou bien réfuter l'hypothèse ET inscrire le résultat dans un modèle déductif d'explication.

Par conséquent, par définition, même, une hypothèse ne doit jamais être irréfutable, en sciences et une chose n'est "non-réfutée" que jusqu'à l'arrivée d'une preuve contraire.

Un scientifique devrait être humble car il sait que qu'il ne peut pas tout étudier, que beaucoup de choses ne rentrent pas dans le champs de l'observation scientifique - ce qui ne prouve nullement que cela n'existe pas, juste que cela n'est pas observable scientifiquement. Il sait aussi que chaque découverte scientifique ouvre la porte à des multitudes d'autres questions, tant est si bien que j'ai parfois l'impression que plus on en sait, plus on sait qu'on ne sait quasiment rien.

Une image qui représente cela pour moi, je suis un minuscule point qui me tiens au bord du monde et je regarde l'immensité de l'espace. Tous les autres scientifiques sont aussi des minuscules points qui regardent dans toutes les directions. A chaque fois qu'on découvre quelque chose, notre "monde" augmente et est ainsi en contact avec un volume encore plus grand d'espace, d'inconnu…

Quelle méthode expérimentale va t-on appliquer ?
Là, cela se complique, car en fonction du sujet d'étude, on ne peut pas appliquer la même méthode. On peut faire des observations "analogiques" ou bien une analyse réductionniste où on va essayer de comme "couper" la question en questions plus élémentaires etc etc. C'est ce qu'on fait souvent en biologie par exemple.

Maintenant il ne suffit pas d'avoir une hypothèse observable pour faire de la science. Vous devez aussi avoir un modèle théorique qui explique votre hypothèse, votre raisonnement.

Un exemple concret encore.
Imaginons que je regarde les enfants dans la coure de récréation. Je me dis que certains semblent courir plus vite que d'autres et que "donc", c'est une pathologie…

Je vais mesurer leur vitesse à tous. Ça va suivre une courbe de Gauss, une loi normale, une courbe qui à l'allure d'un chapeau melon. Je vais dire, c'est le minimum acceptable, que les 5 % plus rapides sont en dehors de la norme…
Et je fais l'expérience… Oui, je trouve 5% des enfants qui sont plus rapides !  Évidemment puisque c'était mon critère, direz vous !
Alors je dis que ces 5 % plus rapides, ont une maladie qui les fait courir plus vite… "LA PREUVE", si je leur donne le médicament machin, il vont courir moins vite…

Eh bien NON, ce n'est pas une preuve scientifique. Une statistique ne suffit pas à créer un lien de causalité. Ici, il me manque le modèle déductif d'explication.
Le fait d'avoir un médicament qui modifie le comportement observé, ici -courir plus vite- ne me donne pas une explication scientifique de pourquoi ce serait une pathologie.

Autre contre-exemple, ce qui fait qu'un phénomène est "scientifique" ce n'est pas le nombre d'observations dessus, c'est bien qu'il s'inscrit dans les critères énoncés plus haut.
Alors bien sûr, même si des millions de personnes croient quelque chose, cela n'en fait pas pour autant une science. Et même si, des tas de gens ont écrit des tas de choses sur un sujet, depuis très très longtemps, exemple, la machinchoso-logie cela en fait sûrement une chose intéressante mais certainement pas une science.

Maintenant, attention, on parlait de l'hypothèse jusqu'ici, maintenant on va parler de la preuve apportée (ou non) par l'observation ou l'expérimentation.
Dans la plupart des sciences expérimentales, il est très difficile de "prouver" qu'une hypothèse est vraie (preuve positive), par contre il est souvent facile de prouver qu'une hypothèse est fausse (preuve négative), il suffit d'un seul contre-exemple.
Et tant qu'on n'a pas de contre exemple et que notre hypothèse prédit bien les observations, on peut continuer a travailler avec cette hypothèse, tout en gardant a l'esprit que ce n'est qu'une hypothèse.
Et il existe aussi des preuves positives. 


Par exemple le fait que la terre est ronde. Pendant longtemps dans l'antiquité c'était une hypothèse, il y avait des arguments pour. Mais maintenant qu'on la prise en photo depuis l'espace, qu'on en a fait le tour, c'est vraiment prouvé.
Autre exemple, pendant longtemps on a fait l'hypothèse qu'il devait exister une particule qu'on a appelée le neutrino, et elle n'a été observée que bien plus tard. Mais maintenant, on l'a observée des millions de fois, pas de doute le neutrino existe, c'est prouvé. Pour l'instant la particule Higgs est une hypothèse, mais on espère que le CERN donnera une preuve de son existence. Quand elle aura vraiment été photographiée, ce sera une preuve qu'elle existe.
Donc, une hypothèse scientifique, qui était réfutable, peut recevoir (plus "facilement" pour certaines sciences que pour d'autres) une preuve irréfutable qu'elle est vraie, ou bien fausse.

C'est important parce que beaucoup de gens ont du mal à distinguer une opinion d'une preuve hors cela les fragilise par rapport à des abus.
Si quelqu'un a une opinion ou une croyance non scientifique, ce n'est pas mal ou mauvais en soit, chacun a le droit de s'exprimer, si bien sûr ça reste dans le légal, par contre cela deviendrait mensonger si cette personne se servait de la caution scientifique pour vous "obliger à le croire", encore pire pour vous vendre un truc peut être nocif.

Je préfère de loin avoir une personne franche qui me dit, "c'est une croyance", on n'a pas de preuves scientifiques, mais je "pense" que c'est bien bla bla bla qu'une personne qui me dit "la psymachin-nologie" est une science, la preuve, cela s'enseigne à la fac !

Soyez libres, sachez distinguer une preuve d'une opinion, même si c'est moi qui vous l'affirme ! ;-)

Pour aller plus loin:
- Descartes "Le discours de la méthode" (Il est dans le domaine publique, vous pouvez le télécharger gratuitement ici, allez y, je vous assure qu'il n'a pas pris une ride, c'est passionnant à lire ! http://www.archive.org/details/discoursdel00desc).
- Thomas Kuhn "Structure des révolutions scientifiques" (voir écrits disponibles sur le web car tombés dans le domaine public, ici) http://www.archive.org/search.php?query=thomas%20kuhn

dimanche, février 20, 2011

Tarte aux épinards

Week-end sympa mais pourquoi je suis claquée moi ?

Des hauts et des bas, comme tous le monde. Rien à dire, bof, dès que Monsieur Papa aura fini de raconter l'histoire aux morpions, je fonce faire les derniers léchouillages et on va se regarder "un poisson nommé Wanda", très tôt, pour aller se pieuter vite fait histoire de démarrer la semaine sans avoir besoin de mettre des allumettes pour tenir les paupières.

Bon alors, vite fait je vous met une petite recette, encore une invention maison, que mes loulous adorent.
Ne me demandez pas comment c'est possible, mais ici, on a 3 enfants qui adorent les épinards... Quand je pense que moi, petite, je verdissais rien qu'à les voir sur la table...

PS. On va pas se refaire ici l'inégalable site "Marmiton.org" mais si vous avez des commentaires pour améliorer les recettes que je donne ou des idées de déclinaison de la recette, on est preneurs :-)

Tarte aux épinards.

Ingrédients:

Des épinards en branche
Un fond de tarte feuilleté
2 œufs
De la crème fraiche (remplaçable par du yaourt).
Une viande "fumée" ex. Lardons, ou bien viande des grisons, dinde fumée.
Un peu de farine.
Du parmesan (facultatif).

Recette :

Préchauffer le four à 180 °C

- Faites bouillir vos épinards à l'eau salée. Puis égouttez bien (en appuyant bien sur la passoire pour que ça reste le moins mouillé possible.
- Mélangez aux œufs battus, à la viande fumée (dans celle de la photo j'ai mis de la viande des grisons, mais si vous mettez des lardons il faut évidemment les faire cuire avant).
- Rajoutez 3-4 cuillerées à soupe de crème fraiche épaisse (en fonction de la quantité d'épinards et de votre cellulite) ou alors du yaourt si vous êtes au régime.
Voyez l'état de votre préparation… Si ça reste un peu trop "mouillé", épaississez un peu avec de la farine.
Mettez votre pâte feuilletée dans un plat à tarte, versez la préparation dessus. Si ça vous fait plaisir, saupoudrez de parmesan râpé par dessus.
Ensuite, au four à 180-200 °C pendant 1/2 heure, et voilà.

jeudi, février 17, 2011

Comprendre la démarche scientifique

Chers internautes. Aujourd'hui, j'ai eu envie de vous permettre de faire vous même une expérience de sociologie, de façon à partager avec vous quelques points qui font le fondement de la démarche scientifique.

J'ai pour cela choisi un exemple qui concerne (malheureusement) beaucoup de monde: comment mesurer une discrimination dans un groupe ?

Le problème, quand on veut faire une démonstration scientifiquement valable, c'est qu'il faut définir des critères objectifs. Il faut aussi que l'observateur ne soit pas la personne qui pense être l'objet de la discrimination. Il vaudrait même mieux que l'observateur ne soit pas un participant de la réunion.
Ces critères servent à éviter des biais.

Un exemple, volontairement simplifié: mesurer la discrimination sexuelle dans une réunion de personnes.

Nous devons chercher un "objet", un critère,  mesurable objectivement. Par exemple, le temps de parole.

Commencez par relever le nombre total de participants à la réunion et combien il y a de filles, combien il y a de garçons.

Comment faire ensuite, c'est simple, vous relevez discrètement dans une réunion de personnes (professionnelle, associatif, politique, autre. Vous pouvez même relever ça dans une émission de télévision…) le temps de parole de chacun en faisant un petit tableau comme ci dessous :

Critère objectif: temps de parole.
Noter le temps de parole (en minutes)des participants selon le tableau suivant:

    Hommes        Femmes

Y1    12 min
X1                     8 min
X2                     6 min
Y2    2 min       
Y1    3 min

Ne relevez pas le nom des personnes, mettez (X1, X2, X3 pour les femmes et Y1, Y2, Y3 etc. pour les hommes) vous devez impérativement respecter leur anonymat. Bien sûr, le résultat est pour vous seul, vous n'avez pas le droit d'en faire quelque chose de public sans avoir obtenu le consentement éclairé des participants (mais si vous demandez le consentement avant, vous aurez un biais monumental, évidemment).
Dans une vraie expérience scientifique, quand il s'agit de mesurer quelque chose chez des êtres humains, nous devons d'abord soumettre notre expérience à un comité d'éthique qui nous donne, ou non, le feu vert et nous ne pouvons pas exploiter les données recueillies sur les personnes sans avoir obtenu leur autorisation écrite sur ce que nous appelons un formulaire de consentement.

Quand une même personne reprends la parole plusieurs fois, par exemple la première personne dans notre tableau, Y1, si vous voulez en plus regarder les phénomènes de monopolisation de la parole re-notez Y1, sinon, notez juste que c'est une femme X, ou un homme qui à parlé Y, indépendamment de qui c'est et même si c'est 50 fois la même personne qui reprends la parole.

Si on avait de quoi mesurer le bruit, un autre critère intéressant serait de mesurer le bruit produit par l'assistance PENDANT qu'une personne parle, en fonction de son sexe, (pour voir le niveau d'écoute) mais bon, là on essaye juste de faire quelque chose de simple.

Après, vous faites la somme des temps de parole, en minute, de chacun des groupes (Somme des X et somme des Y) puis vous calculez la moyenne de chaque groupe (Somme / nombre de personnes dans le groupe)…

Si vous avez suffisamment de données, il y aura ensuite le moyen de faire un test pour comparer les moyennes de vos deux groupes pour voir si vos échantillons sont significativement différents ou non. Dans ce genre de cas, on va devoir d'abord vérifier que vos échantillons sont indépendants et que l'échantillonnage est suffisant pour se répartir autour d'une loi normale. Après on va faire, disons, le test de Student. Le mieux pour les profanes étant encore de rapatrier ses données sous excel et de faire le test dessus.

Bon, ok, je ne vous transforme pas en chercheurs d'un coup de baguette magique mais je vous permet d'aborder là la démarche scientifique, de commencer à comprendre le mode de fonctionnement. :-)

Bien sûr, j'ai choisit un critère de discrimination "facile" à observer (en général, le sexe, on l'identifie sans trop d'erreur) vous pouvez essayer avec un autre critère de discrimination qui vous intéresse (couleur de peau, origine, âge etc. etc.) mais dans ce cas vous devrez définir une échelle d'évaluation objective et vous cernez que ce n'est pas évident. Le critère sur lequel vous basez votre observation doit toujours être stable de façon à ce qu'il soit facilement REPRODUCTIBLE par un autre examinateur.
C'est une donnée importante de la recherche, une expérience doit toujours être reproductible par d'autres.
C'est pour cela que, pour faire une vraie recherche nous devons limiter au maximum les critères subjectifs.

Exemple des problèmes qui se posent pour établir un critère:
- Vous voulez qu'on regarde s'il y a une discrimination selon l'origine de la personne.
Problème, est ce que tous les examinateurs vont avoir la même perception de l'origine d'une personne, vont les classer de la même façon ? Ca n'est pas évident n'est ce pas ?

Autre exemple :
- On pourrait définir le critère de discrimination selon la couleur de peau de la personne. Mais vous verrez que ça aussi c'est très subjectif en fait. Par exemple il y a des personnes à la peau noire qui sont noirs foncés, d'autres très clairs, d'autres métisses avec une palette de couleur très large dans ce cas. Les américains mettent dans "noir" toutes les personnes métisses noir/blanc c'est une façon de faire qui limite ce problème mais que je n'apprécie pas. Cependant faire une catégorie "indéfinie" ou "métissage", cela serait subjectif aussi car ce qui paraitrait "indéfini" pour un examinateur pourrait être "défini" pour un autre…

Si vous avez compris ça, vous avez commencé à comprendre la démarche avec laquelle on raisonne scientifiquement, finalement, ça n'a rien d'inaccessible n'est-ce pas. :-D

PS. Plusieurs personnes m'ont gentiment fait remarqué que je parle finalement très très peu de ma profession. En fait, de mon côté, je trouve que la vulgarisation est un exercice très difficile. Mais si cela ne vous barbe pas, vous m'encouragez, peut être que je ferai des efforts :-)

mardi, février 15, 2011

Maman, tu sais, je suis fou...

Petit moment privilégié avec mon fils (5ans) ce midi, les filles sont en sortie scolaire... Le temps des confidences...

- "Maman, tu sais, je suis fou, des fois, je dis n'importe quoi et des fois ne ne me rappelle même pas ce que j'ai dit, alors ça veut dire que je suis fou".

- "Ah oui ? Toi aussi ? Ah ben c'est super alors parce que moi aussi je suis folle comme ça et ton papa et tes sœurs et tous les autres gens du monde, ça tombe bien !"

Grand sourire fripouille du petit fou...

- "Alors puisque je suis fou, je peux avoir encore un morceau de gâteau au chocolat?.."


jeudi, février 10, 2011

Barquettes d'Aubergines Quadrillées

C'est une recette que nous avons aménagée à partir d'une recette pour régime. Dans la version minimaliste, il n'y avait pas grand chose si je me souviens bien, que le filet d'huile et les herbes de Provence. Cette version maison offre l'avantage que les enfants la mangent ;-)

Ingrédients :

Aubergines (1/2 aubergine par convive).
Sel, poivre.
Farine
Huile d'olive
+/- herbes de provence ou graines de sésame.

Recette:

Préchauffez votre four à 200°c

Coupez une aubergine en 2 dans le sens de la longueur.
Avec un couteau pointu, quadrillez la, sans percer la peau. Essayez de ne pas ouvrir les carreaux sur l'extérieur, en particulier dans la partie la plus étroite de l'aubergine, il ne faut pas que le jus puisse sortir de la barquette.
Écartez la pour bien séparer les carreaux et salez, poivrez, versez un tout petit filet d'huile d'olive.
Vous pouvez ensuite rajouter, selon votre goût, soit des herbes de Provence, soit des graines de sésame.

Saupoudrez la ensuite de farine.

Faites cuire 1 heure, elle doit être bien dorée, comme sur la photo :-)

mercredi, février 09, 2011

Blogothérapie…

Des fois, ça fait du bien…

Il y a quelques temps, une blogocopine mettait un post sur le fait qu'elle était sortie de chez le coiffeur désespérée, avec une coiffure ratée.
Et en la lisant, brusquement, une grosse grosse boule est sortie du fond de moi.

Je ne suis pas allée chez le coiffeur depuis très longtemps, depuis le début de la chimiothérapie…
Depuis ce sombre jour où je suis entrée chez une coiffeuse, avec mon petit garçon de 2 ans.
J'avais un léger foulard sur la tête, masquant le massacre de mes cheveux qui tombaient par touffes hirsutes.
J'avais essayé de les enlever avec un petit rasoir de maison, mais impossible, il fallait une tondeuse, d'où ma sortie chez le coiffeur.

Je n'ai pas osé demander tout de suite pour moi, j'ai d'abord demandé une coupe pour mon petit garçon.
On a papoté de tout et de rien, du mignon petit garçon qui regardait sa nouvelle coupe avec l'air du grand séducteur qui va faire tomber toutes les Mamans du coin.

Alors, en confiance, j'ai demandé, plus bas, si elle pouvait me coiffer…
- "Mais oui", me répond cette charmante dame, "que puis je faire pour vous ?"
- "Je voudrais", dis je dans un murmure "que vous me rasiez la tête s'il vous plait".
- "Pardon ?" Dit-elle croyant avoir mal entendu.
- Je répète, un peu plus fort : "que vous me rasiez la tête s'il vous plait" et j'ai ôté mon foulard.

Il y a eu un grand blanc. Elle m'a regardé, épouvantée.
Elle s'est retournée vers sa chef, qui regardait aussi, épouvantée, vers ses collègues, qui regardaient aussi, ainsi que tous les clients, bouche ouverte, dans un grand silence.
La chef lui a fait oui de la tête.
La jeune femme m'a alors dit, avec une voix cassée qui contenait difficilement son émotion.
- "Oui, je vais le faire."
Elle avait les yeux rouges et les mains qui tremblaient.
Elle m'a dit :
-"C'est la première fois que je fais ça"
J'ai répondu avec un gentil sourire qui se voulait dédramatisant:
- "Moi aussi".

Le temps que ça a duré, une éternité, on n'a entendu que la tondeuse. Pas un mot dans la salle. Un silence étouffant, interminable...
 On n'a entendu dans le salon de coiffure que les babillages joyeux de mon fils qui allait de chaise en chaise, provoquant les larmes de certaines clientes, sans comprendre pourquoi.

Personne, pas même moi qui aurait désespérément voulu ne jamais être venue là, n'a pu briser ce silence, cette émotion collective.
Quand elle a eu fini, j'ai ramassé mon courage pour sourire à mon image dans le miroir, j'ai remerciée sobrement, j'ai payé, récupéré mon petit garçon, remis mon foulard, et je suis sortie, fuyant ce silence épouvantable, ces yeux qui se baissaient à mon passage où je ne voulais pas lire la peur indescriptible qui les animait.


Cela fait 2 ans à présent, que je laisse pousser mes cheveux… Il y a eu un léger réglage d'une coiffeuse venue à domicile mais c'est tout, je n'ai jamais remis les pieds chez un coiffeur depuis.
Mais c'était sans intention consciente en fait, je trouvais toujours des motifs de ne pas y aller… Je les laisse pousser, j'ai envie d'essayer le long, ils sont bien comme ça etc…
Ce n'est qu'en lisant le post de ma copine, en sentant cette immense émotion re-surgir soudainement que j'ai compris…
Et je crois que je vais pouvoir retourner chez un coiffeur à présent...

La blogothérapie, des fois, ça fait du bien… Mais c'est comme toutes les bonnes choses, faut pas en abuser ;-)

PS.1. Oui, c'est moi sur la photo.
PS.2. J'aimerais faire une suggestion pour les hôpitaux, serait-il possible de proposer aux patients de le faire à l'hôpital ? Par une association ou une personne du personnel. Je sais que ce n'est pas un geste "médical" mais psychologiquement, cela mériterait peut être un accompagnement.

Psychologues en grève

Les Psychologues sont en grève.
Je suis psychologue, je les soutiens.

Les Psychologues, souvent des femmes, sont très souvent dans des situations extrèmement précaires. Les postes hospitaliers sont trop souvent à temps partiel, très mal payés, très mal considérés.
Ce sont parmis les premières victimes du manque de moyens des hôpitaux et des écoles.
... Il faut 5 ans d'études universitaires pour être Psychologue...

Les Neuropsychologues (psychologues ayant une formation plus poussée sur les troubles cognitifs), pourtant indispensables en Neurologie, en Gérontologie etc... Sont quasiement inexistants aux yeux de l'administration. bien qu'éléments utiles dans le diagnostic et dans la prise en charge de bien des troubles (enfants, personnes âgées, lésions neurologiques).
Ils n'ont jamais été reconnus par la sécurité sociale française, comme tous les Psychologues.

Je soutiens donc les Psychologues en situation précaire dans les hôpitaux et dans les écoles. Il parait particulièrement absurde de demander à une personne de prendre en charge des problèmes psychologiques des patients, souvent très très lourds, parfois de prendre aussi en charge le personnel médical confronté à des situation douloureuses, alors qu'elle même est en situation précaire...

Cependant, je voudrais dire à mes collègues en grève qu'ils ne devraient pas s'épargner une réflexion de fond...
Pourquoi sont-ils perçus comme inutiles par l'administration et rarement soutenus par les autres corps de métier ? Il faut revoir la formation et la formation continue. En France, les psy restent le plus souvent le cul entre 2 chaises, entre les connaissances issues de recherches scientifiques et les croyances empiriques. Le mot d'ordre étant de concilier la chèvre et le choux. Sommes nous sûrs que c'est pour notre bien ?

J'ai enseigné la Neuropsychologie à l'université Canadienne, là bas, les Neuropsychologues exercent après une thèse et un an de stage, ils sont tous Docteurs, ils se réunissent ensuite durant leur carrière autour des nouveaux articles scientifiques sur le sujet, pour s'assurer une formation continue... 

mardi, février 08, 2011

Mais qu'est ce qu'ils en font ?

Hier soir, nous avons couché les enfants et décidé de passer une soirée en tête à tête... Une soirée inoubliable de tri des documents administratifs...
Faites vous cela de temps en temps, quand les piles de papier se sont tellement amoncelées qu'elles menacent de tomber ?
Nous, c'était le cas. En général, quand je ne vois plus la couleur de mon bureau, c'est qu'il va falloir décrêter une soirée "papiers administratifs".
Bon sang... 3 heures hier soir et nous n'en sommes pas venu à bout. J'ai fait encore 3 heures ce matin.
Arg. C'est un travail monstrueux.
Le pire, c'est la sécu, pour moi qui suis en maladie 100%, mais bon, on ne va pas revenir dessus. Quoi que je garde une dent particulièrement aiguisée contre les abrutis qui m'ont sommée de faire un dossier énorme pour continuer ma prise en charge médicale, juste au moment où j'entamais une chimio particulièrement difficile.
Nous avons des armoires pleines de papiers administratifs, d'archives de papiers administratifs. Comment font les gens qui ont des petits studio ? Ils se font un matelas avec ?
C'est tout simplement effroyable, je me dis que les administrations nous ont déjà envoyé la moitié d'une foret.
L'autre moitié, c'est celle que nous avons dû leur adresser... Là, si j'imagine qu'ils en demandent autant à chaque citoyen, il n'y a pas de doutes, ils ne peuvent pas les garder...

Parfois, ça me prends d'imaginer ce qu'ils en font... Hu hu hu ! (Mais je ne dirai pas ce que j'imagine, même sous la torture d'une pile de papiers !).


PS. Vous avez vu ? En bas, à droite, il y a une nouvelle rubrique qui est apparue "recettes maison" ! ;-)

lundi, février 07, 2011

Rien à dire, écoutons les autres alors

Rien à dire aujourd'hui, je bosse...

Mais si vous passez par là, auriez vous la gentillesse de déposer dans les commentaires un lien de blog intéressant et qui ne soit pas déjà dans ma liste ? Histoire de découvrir un peu d'autres horizons ;-)

dimanche, février 06, 2011

Mode d'emplois des commentaires "Anonymes"

Chers Amis du Web.
Il y a environ 200 personnes par jour qui passent sur ce blog, quasiment 5000 par mois, presque 40 000 par an.
Merci à tous.
Nous avons le plaisir de compter parmi les lecteurs, des personnes peu habituées à l'informatique qui ne savent pas comment poster un commentaire et comment rester anonymes.

Quelques informations pour les aider.

En bas de chaque texte, vous avez une ligne où il est indiqué "publié par Tili" suivit du nombre de commentaires (en rose).

Pour lire les commentaires et pouvoir vous même commenter, cliquez sur le mot "commentaires" qui apparait en rose.

Vous voyez apparaitre une page où vous pouvez lire sur la gauche les commentaires qui ont été écrits par les intervenants et à droite une grande case où vous pouvez écrire le commentaire que vous souhaitez mettre.

Je vous signales déjà, que vous pouvez tout à faire écrire le commentaire sur un autre logiciel qui vous est plus familier et le copier-coller dans cette fenêtre.

En dessous, il y a des lettres en rouge formant des mots étranges (différents à chaque fois) qu'il faut recopier dans la case juste en dessous (là où c'est marqué "vérification des mots"). Cela sert à éviter les SPAMS, ces messages envoyés à des millions d'exemplaires par des machines (car les machines ne peuvent pas recopier le mot écrit en rouge).

Enfin, en dessous, vous devez choisir une identité.

En règle général, la case "compte google" est cochée par défaut. Ignorez là et cochez la case tout à fait en bas où il est écrit "Anonyme".

Après cela il vous suffira de cliquer sur "publier commentaire".


Si vous désirez rester anonyme mais avez envie d'avoir quand même un pseudonyme, de façon à ce que d'une fois sur l'autre nous sachions que c'est la même personne qui a communiqué. Alors rien ne vous empêche de "signer" vos petits mots d'un pseudonyme et de l'envoyer quand même en anonyme. Vous aurez votre pseudonyme et ne serez pas obligé de créer un compte.


J'espère que ces explications pourront vous aider :-)

PS. Il est possible de commenter des conversations anciennes. Cependant, j'ai mis un filtre sur toutes les conversations de plus de 10 jours, c'est à dire que votre commentaire n'apparaitra pas directement. Il apparaîtra après que je l'ai "validé", ce qui est en général l'affaire de 1 ou 2 jours ;-)

vendredi, février 04, 2011

Ce qui est bon pour la santé...

Ce matin, alors que j'avais un mal fou à émerger, mon Titi (5ans) se glisse dans mon lit, avec la délicatesse d'un éléphanteau ce qui m'arrache un grognement de protestation...
Alors le Titi, sans se démonter me déclame:
- "Mais Maman, c'est pour te faire un calin".

Nouveau grognement plus faible... je resterais bien au lit quand même.... Le Titi enchaîne alors.

- "Tu sais, LES CÂLINS, C'EST BON POUR LA SANTE" !

Aller, je suis bien bien réveillée là, viens par là mon calinou plein de santé ;-)

Nb. Ce qui ne m'empêche pas de me questionner sur l'attitude à avoir devant mes enfants qui sont, depuis l'arrivée du Cancer à la maison, perpétuellement en recherche de ce qui est "bon pour la santé" (sic).

mercredi, février 02, 2011

Vivre sans la télévision, pour Qui, Pourquoi ?

Il parait, que nous ne sommes que 2 à 3 % de la population française à vivre sans télévision. Ces chiffres datent de 2009, je n'ai pas réussi à avoir des statistiques plus récentes et plus précises.

Récemment, je suis tombée sur un article intéressant d'un chercheur Français, un sociologue, Mr. Bertrand Bergier. Il a fait une enquête sur 566 familles qui n'ont pas la télévision. Cela m'a interpellé bien sûr parce que c'est notre cas.
Il a écrit un bouquin dessus apparemment, mais bon, en substance qu'a t-il trouvé ?
Si les gens n'ont pas la télé ce n'est pas parce qu'ils sont pauvres, c'est par choix idéologique. Ce choix est majoritairement le fait de personnes diplômées du supérieur et pour 20 % d'enseignants…

Les motifs ? Variés, ça va de l'homme qui accepte de se débarrasser de la télé parce qu'elle est vectrice de disputes avec sa femme aux gens qui pensent que ça abruti surtout les enfants…
Dans l'étude, les enfants de ces foyers se sentent "décalés" par rapport à leurs camarades de classe jusqu'à 12 ans et après ils en sont fiers.

Lire un article sur ce chercheur ici: http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2010/11/29/01016-20101129ARTFIG00718-qui-sont-donc-ces-francais-sans-television.php

Bon, et nous alors, je sais que vous nous avez déjà largement classés dans les "granos" alors que je n'avais encore jamais fait d'article sur cette particularités de notre foyer, c'est fichu là je crois ;-)

Pourquoi n'avons nous pas de télé ? 

Pourquoi aussi est ce que j'en parle si peu ?

Je vais répondre d'abord à la deuxième question, j'en parle généralement peu parce que nous avons rencontré des réactions diverses et variées de personnes découvrant ce choix de vie, qui allaient de l'approbation à la moquerie à l'agressivité en passant par le mépris et par l'inquiétude pour nos enfants. C'est surtout par rapport aux enfants qu'on nous agresse… De l'institutrice qui nous a regardé comme si nous sortions d'une secte parce que nous avons bien été obligés de dire que notre fille ne pouvait pas faire l'exercice scolaire de découper dans le journal télé les titres de ses séries favorites (l'instit en question a ensuite révisé son jugement sur nous et nous a dit en substance que nos enfants étaient bien élevés et instruits) jusqu'à certains proches qui se moquent de notre vie "moyenâgeuse" (eh oui, je sais que vous me lisez ce sera l'occasion d'une meilleure compréhension mutuelle :-)).
Je crois que dans l'imagerie populaire de la question, on voit les gens qui font ce choix comme des sortes d'extrémistes obnubilés par une certaine vision de la réussite et désocialisés. Ou bien les gens ont peur que notre choix condamne le leur en quelques sortes et se sentent jugés.
Paradoxalement, nous sommes au contraire très sociables, nous ne sommes pas obnubilés par la réussite scolaire de nos enfants d'autant que nous ne pouvons que constater à quel point, malheureusement, l'école n'est plus vectrice d'ascension sociale. Et, pour avoir connu nous même et la précocité scolaire et certaines grandes écoles nous avons un regard critique sur cette notion de réussite et nous nous soucions beaucoup plus d'aider nos enfants à trouver la voie de la confiance en eux, à ne surtout pas être détachés de la société, à être heureux avec les autres. Bien sûr nous voulons comme tous les autres qu'ils soient bien instruits mais nous ne relions pas ça au fait de ne pas avoir du tout de télé (pour ça limiter le temps passé devant aurait suffit).
Pourquoi j'en parle aujourd'hui ? Je vous fais plus confiance, il s'est instauré ici, sur cet espace, des dialogues respectueux et aussi je suis plus sûre de moi et de mes choix, mes enfants ainés sont à présent assez grands pour que mon inquiétude de Maman de "mal faire" se soit apaisée.
Et aussi, nous nous sommes rendu compte, que ce qui était une grande singularité de notre part il y a quelques années (cela fait plus de 10 ans que nous sommes en couple, sans télé) s'est répandu comme une trainée de poudre dans notre entourage. Le nombre d'amis autour de nous qui n'ont pas du tout la télévision ou bien qui l'ont mais la regardent extrêmement peu s'accroit rapidement, surtout parmi nos collègues et amis chercheurs… C'est chouette, on n'est plus des bêtes curieuses :-)

Alors je vais essayer de réponde au "pourquoi" ?

Franchement, ça à commencé tout simplement par habitude. Nous avons tous les 2 grandi en Afrique, sans télévision. Pour ma part, mes parents ont acheté une télévision quand j'étais adolescente. Le programme commençait à 18 heures. Il y avait l'énoncé fastidieux de la journée du Président Sénégalais, les informations en Français, les informations en Wolof, quelques chansons traditionnelles de chanteurs peu talentueux mais qui avaient sûrement un frère ou un cousin à la télé et basta. Le soir, avec ma famille nous faisions des jeux de société, les fins de semaine nous étions en brousse, sans électricité et sans eau du robinet, ma vie extra-scolaire c'était de courir pieds nus dans la brousse et d'observer les animaux sauvages. Non, ce n'est pas un conte, je vous dis juste la vérité.
Puis la télévision a commencé à diffuser un puis 2 films le soir… Fin de la vie de famille. Fin des jeux de société, le moment familial du samedi soir c'était de s'assoir tous ensemble devant un film idiot, en silence. Vous vous en souvenez, Papa, Maman ? J'ai rapidement préféré aller étudier dans ma chambre, finalement je dois peut être à ce manque d'intérêt au petit écran ma réussite scolaire…
Pour le Chum, c'est pareil, il n'a pas été habitué à la télé petit et quand elle est arrivée, ça ne l'a pas intéressé. Lui n'a jamais dévié de ça, ça ne l'a pas intéressé, point. Moi j'ai commencé à être hypnotisée par la télé pendant mes premières années de fac. Elle meublait ma solitude presque compulsivement. Mais un jour le poste est tombé en panne et j'ai refusé de le faire réparer et d'en racheter un autre. Je l'ai mis aux encombrants et je n'ai plus jamais eu de télévision chez moi depuis. Si je me sentais seule, je fonçais chez mes copines refaire le monde en paroles, danser, chanter et rire, une vraie vie d'étudiante.
C'est après, alors que l'habitude était déjà prise que nous avons pris la décision - réfléchie - de continuer à ne pas avoir de télévision. Après la naissance de nos filles. Nous avions eu l'occasion de voir la télévision en, France, en Angleterre, au Sénégal, en Syrie, au Canada, aux EU, en Espagne et… partout, nous avions trouvé ça, comment dire… Chiant ! Les information ultra-manipulée, ultra-tendancieuses, les reportages intéressants (qui nous adorons) plutôt rares et à des horaires idiots, les séries américaines réellement "abrutissantes " et porteuses de valeurs que nous n'aimons pas. A cela s'ajoute toutes les informations reçues par ma profession de Neuropsychologue, sur la corrélation entre les difficultés scolaires et le temps passé par les jeunes enfants devant le poste, les questions que se posent les psychologues et les sociologues sur l'influence qu'exercent les valeurs véhiculées par la télévision sur les jeunes générations. Sans oublier le désir, en tant que parents de choisir notre vie de famille et notamment de choisir de passer du temps avec nos enfants, le plaisir de leur faire découvrir mille choses pendants notre temps libre, l'envie -réalisée- de les emmener découvrir le monde avec leurs propres yeux et tous leurs sens.
Nous avons un équilibre heureux avec ce mode d'organisation familial, c'est peut être la plus banale des réponses en fait mais la plus pertinente. Nous faisons comme cela parce que cela nous plait.
De plus, nos enfants n'ont finalement jamais été stigmatisés pour ça et semblent plutôt heureux et bien intégrés dans leur nouvelle école. Le soir, nos filles dévorent des livres (en ce moment elle se sont attaquées à l'étalon noir, mes vieilles bibliothèques vertes et à Jules Verne).

Au fond, tous ce qui aurait pu m'intéresser dans la télévision, je le retrouve avec internet et avec d'autre mode d'organisation. Nous adorons voir des films et des documentaires… Qu'à cela ne tienne, nous en achetons (souvent au moment des soldes) nous les louons à une boîte à laquelle nous sommes abonnés qui nous les envoie par la poste 2 par 2 et qui a une grande cinémathèque consultable sur internet, nous échangeons nos DVD avec nos amis, parfois simplement en nous les envoyant par la poste. En ce moment, par exemple, nos voisins anglais qui n'ont pas la télé non plus nous font découvrir plein d'oeuvres anglophones super intéressantes, ma grande soeur chérie nous envoie des DVD en Espagnol pour m'aider dans mes penchants sadiques d'obliger mes enfants à comprendre leur langue maternelle… Tout plein de façons de se coller finalement devant un écran… Mais en gardant cette douce sensation d'avoir le choix ;-)

Et vous, les copains-copines du net, tous accros à l'ordinateur, vous en pensez quoi de la télé ?

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Edit du 29 sept 2011 sur les aspects Scientifiques, suite à la parution du livre du Scientifique (Dr en Neurosciences) Michel Desmurget... Il a compilé les études scientifiques et en résumé publié une plaidoirie contre la télé, le livre s'appelle "TVLobotomie"...
La télé... (cf l'excellent article sur Agoravox que vous pouvez voir ici), je cites :
"a. Augmente la consommation de tabac et d’alcool, et la font débuter plus tôt
b. Pousse au sexe de plus en plus jeune et génère des avortements juvéniles
c. Fait baisser le niveau universitaire
d. Accélère le déclin cognitif des séniors et favorise l'Alzheimer
e. Constitue une drogue, chez les enfants et les adultes, notamment en accaparent l’attention par le changement perpétuel
f. Fait apparaître des troubles du langage chez l’enfant
g. Contribue à l’isolement social
h. Pousse à la simplification et au manichéisme
i. Fait baisser le niveau scolaire général
j. Fait baisser le niveau de compétence langagière
k. Fait baisser le temps de lecture
l. Augmente le risque de décès
m. Diminue la pratique sportive
n. Augmente l’obésité par la consommation d’aliments gras et sucrés
o. Nous fait consommer des produits dont nous n’avons pas forcément besoin
p. Pousse à la violence
q. Favorise l’anorexie, la boulimie, la dépression et la mésestime de soi
r. Augmente le sentiment d’insécurité"

... Arg...

mardi, février 01, 2011

Je vis avec un extra-terrestre...



Il fait froid !!!!
Quel est le réflexe normal de tout être censé ???
Hiberner, non ?
Ben mon Chum, il dit "trop cool" (le cas de le dire) on va enfin pouvoir faire de la Cascade de Glace...
Et avec les autres cinglés alpinistes du Club Alpin Français hop, direction la glace.
Au fou...

Nb. Punaise les copains - copines du web, j'ai une baisse de régime moi il faut que je bosse mais j'ai du mal à m'y mettre, deuxième café ce matin et je ne me suis toujours pas lancée... vous faites quoi dans ces cas là ?